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CRITIQUES DE CONCERTS 31 octobre 2020

Reprise de La Cenerentola de Rossini à l'Opéra de Paris.

Cendrillon dans ses souliers
© Eric Mahoudeau

© Eric Mahoudeau

Peut-√™tre est-ce l'effet Disney, mais le retour de Cendrillon co√Įncide souvent avec la p√©riode des f√™tes. Justement, pour ce qui est du sens de la f√™te, Rossini reste un ma√ģtre incomparable. Et avec J√©r√īme Savary pour orchestrer cette Cenerentola, il n'y a m√™me plus besoin de lampions pour que les yeux des spectateurs s'illuminent.
 

Palais Garnier, Paris
Le 11/12/2002
Michel PAROUTY
 



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  • Le moins qu'on puisse dire c'est que six ans apr√®s sa premi√®re apparition cette production n'a pas trop mal vieilli. Sans doute la mise en sc√®ne de J√©r√īme Savary ne fait-t-elle pas toujours dans la dentelle, mais il n'est pas le seul √† s'en donner √† coeur joie avec les personnages bouffes.

    Ce qu'on peut lui reprocher, en revanche, c'est de se limiter au comique de l'intrigue, et de ne pas faire grand cas du sous-titre de l'ouvrage, " le triomphe de la bont√© ", passant ainsi en partie √† c√īt√© du personnage si attachant d'Angelina. Du coup, Joyce DiDonato, bonne technicienne, chanteuse agr√©able malgr√© d'√©videntes in√©galit√©s de registre, vocalise avec √©nergie, mais son incarnation manque quelque peu de po√©sie.

    Autour d'elle, des silhouettes amusantes un moment mais vite lassantes (Anna Steiger/Tisbe, et Jeannette Fischer, Clorinda aux √©ternelles grimaces), un Dandini qui a le bon go√Ľt de ne pas en rajouter dans la farce (Alessandro Corbelli), et qui ne se laisse pas d√©virer par le Don Magnifico de Simone Alaimo, belcantiste √©m√©rite et parfait musicien, dont on appr√©cie la forte pr√©sence et le timbre toujours opulent.

    Nouvelle étoile lyrique d'un répertoire exigeant, Juan Diego Florez ne déçoit pas un public qui l'accueille chaleureusement, et vole la vedette à Cendrillon. Il est vrai que son aisance, son suraigu éclatant (mais encore un peu forcé), son chant facile et stylé, sa voix suffisamment corsée l'éloignent heureusement des ténors légers qui trop longtemps ont donné de Ramiro un portrait caricatural.

    Plut√īt superficielle, la direction de Carlo Rizzi n'en est pas moins alerte et donne le ton d'un spectacle sympathique, qui n'a aucun mal √† conqu√©rir un public acquis d'avance pour cette Cendrillon d√©cid√©ment √† l'aise dans ses souliers.




    Palais Garnier, Paris
    Le 11/12/2002
    Michel PAROUTY

    Reprise de La Cenerentola de Rossini à l'Opéra de Paris.
    Orchestre et choeurs de l'Opéra National de Paris
    Direction Carlo Rizzi.
    Mise en sc√®ne : J√©r√īme Savary
    Avec Juan Diego Florez (Don Ramiro), Alessandro Corbelli (Dandini), Simone Alaimo (Don Magnifico), Lorenzo Regazzo (Alidoro), Joyce DiDonato (Angelina), Jeannette Fischer (Clorinda), Anna Steiger (Tisbe).

     


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