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CRITIQUES DE CONCERTS 16 juillet 2019

Samson et Dalila de Camille Saint-Saëns en version de concert à Londres.

Samson et la calvitie
© Warner

© Warner

On sait l'ardent défenseur du répertoire français qu'est Sir Colin Davis. Après les opéras de Berlioz qu'il dirigea en l'an 2000, il prêtait sa baguette à Samson et Dalila, le chef-d'oeuvre de Camille Saint-Saëns, Une soirée qui promettait beaucoup, en particulier grâce à la présence de José Cura dans le rôle titre.
 

Barbican Hall, London
Le 15/12/2002
Christine LETEUX
 



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  • Sir Colin a toujours eu une grande empathie pour la musique française et mĂŞme pour une version de concert, ses interprĂ©tations valent toujours le dĂ©placement. NĂ©anmoins, l'Ă©vĂ©nement Ă©tait d'entrĂ©e entachĂ© de la dĂ©fection d'Olga Borodina en Dalila. Sa remplaçante amĂ©ricaine Ă©tant Ă©galement indisposĂ©e, le rĂ´le Ă©choit Ă  une jeune mezzo-soprano russe encore peu connue : Marina Domashenko.

    Naturellement, tous les espoirs se sont reportés sur le Samsom de José Cura, la " star " évidente de la soirée. En 1995 à Paris, l'Argentin avait fait une très bonne impression en Ismaele dans Nabucco, mais depuis, il a énormément déçu, que ce soit dans Otello au Châtelet ou dans Il Trovatore à Madrid.

    Ce Samson allait-il lui permettre de retrouver sa force vocale ? Déception. La voix bougeait dangereusement dans le médium et l'aigu instable tournait au cri. La dynamique fut absente : le ténor resta cantonné dans un mezzo-forte prudent.

    Ses quelques essais à chanter pianissimo se soldèrent par un détimbrage inaudible. Et pour couronner le tout, la diction sembla pâteuse. Dans ces conditions, on ne pouvait guère espérer entendre une incarnation plausible du héros torturé par son amour pour la belle philistine.

    De son côté, Marina Domashenko a un physique qui n'a rien à envier à Heidy Lamarr, la belle Dalila hollywoodienne revue par Cecil B. de Mille. Mais la voix de la Russe, un mezzo qui tire sur le contralto, est loin d'égaler sa plastique. Ses aigus fûrent toujours trop bas, ses vocalises laborieuses et les sons tubés abondèrent.

    Encore quelques années, une pincée de vibrato, et on aura peut-être une nouvelle Elena Obratzova. En attendant, il parut difficile de patienter avec une lecture si scolaire de Dalila. En effet, Marina Domashenko avait dans la bouche comme une patate chaude qui l'empêcha d'articuler le moindre mot.

    Dans cet océan de " Mal Canto " ne surnagea que le vétéran Robert Lloyd qui sait ce que projection du texte veut dire. Hélas, le rôle du Vieillard est bien court. Le Grand Prêtre finlandais se révèla également fâché avec la langue de Molière, mais au moins, sa technique vocale était irréprochable.

    Sir Colin Davis eu beau diriger élégamment son orchestre et le London Symphony Chorus chanter divinement, rien n'y fit : ce Samson est resté comme chauve.




    Barbican Hall, London
    Le 15/12/2002
    Christine LETEUX

    Samson et Dalila de Camille Saint-Saëns en version de concert à Londres.
    London Symphony Orchestra et Chorus
    Direction : Sir Colin Davis

    Avec Samson : José Cura
    Dalila : Marina Domashenko
    Le Grand PrĂŞtre de Dagon : Juha Uusitalo
    Le Vieillard HĂ©breu : Robert Lloyd
    Abimélech : John Relyea
    Un Messager HĂ©breu : Peter Auty
    Premier Philistin : Alasdair Elliott
    Second Philistin : Mark Stone

     


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