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CRITIQUES DE CONCERTS 19 mars 2019

Concert de l'Orchestre de Chambre de Lausanne dirigé du piano par Christian Zacharias.


L'horlogerie sans le réveil
© Helge Strauss - EMI

Il y a deux ans dans le même Théâtre des Champs-Élysées, Christian Zacharias avait quelque peu déçu à la tête de l'English Chamber Orchestra. Le voici cette année avec " son " orchestre, l'Orchestre de Chambre de Lausanne, dont Zacharias est directeur musical depuis septembre 2000 : l'histoire allait-elle se répéter ?
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 06/01/2003
Yutha TEP
 



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  • D'emblée, on sent les effets d'un travail sérieux, avec peu de choses à redire au niveau de la mise en place de la formation suisse. Si Stéphane Haïk avait pu s'interroger à bon droit sur l'entente entre l'ECO et Zacharias (de nombreux décalages, en particulier), il en va autrement ici.

    Tant dans le Concerto n° 11 que dans le Concerto n° 17 de Mozart, piano et orchestre correspondent avec minutie, et cette fois l'ambivalence du chef dirigeant de son piano ne semble pas poser de difficultés. D'où vient alors le problème ressenti à l'écoute ?

    Si le Concerto n° 11, oeuvre de jeunesse marquée par une galanterie cependant lumineuse, peut à la limite s'accommoder d'une sagesse excessive, comment admettre la neutralité de bon ton qui a régné tout au long du Concerto n° 17 ?

    Déployant toutes les qualités qu'on lui connaît, le pianiste a été égal à lui-même, privilégiant clarté et délicatesse aérienne ; l'épaisseur sonore de la formation suisse n'en a été que plus frappante. Et le chef n'est pas sans reproche : ce qu'il a obtenu au clavier, à savoir une mise en relief exemplaire des plans sonores, Zacharias n'a guère semblé s'en soucier à la baguette.

    La vision des timbres orchestraux a paru monolithique, et une mise en relief des pupitres peu satisfaisante n'a en outre et à aucun moment permis au discours musical de rebondir, les volte-face et changements d'atmosphères si saisissants de l'ultime concerto mozartien passant ainsi à la trappe.

    Idem pour Schubert et sa Symphonie n° 6. Partition lumineuse s'il en est, très marqué par l'Italie, l'oeuvre de Schubert est restée étroitement enserrée dans un carcan rythmique très rigide.

    Jouant d'une motricité unique vite monotone, téléphonant les contrastes dynamiques dans une dialectique forte-piano un brin systématique, Christian Zacharias et sa formation ont " tricoté " une succession d'épisodes musicaux très propres, mais sans jamais y ajouter les transitions qui auraient pu en faire une narration palpitante.

    Et ne parlons pas de l'humour qui parsème si allègrement la symphonie : on était ici pour entendre de la musique sérieuse, et sérieuse elle le fut.





    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 06/01/2003
    Yutha TEP

    Concert de l'Orchestre de Chambre de Lausanne dirigé du piano par Christian Zacharias.
    W. A. Mozart
    Concerto pour piano n° 11 en fa majeur K 413
    Concerto pour piano n° 27 en si bémol majeur K 595

    Franz Schubert
    Symphonie n° 6 en ut majeur D 589

     


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