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CRITIQUES DE CONCERTS 07 décembre 2019

Concert de l'Orchestre de Chambre de Lausanne dirigé du piano par Christian Zacharias.


L'horlogerie sans le réveil
© Helge Strauss - EMI

Il y a deux ans dans le même Théâtre des Champs-Élysées, Christian Zacharias avait quelque peu déçu à la tête de l'English Chamber Orchestra. Le voici cette année avec " son " orchestre, l'Orchestre de Chambre de Lausanne, dont Zacharias est directeur musical depuis septembre 2000 : l'histoire allait-elle se répéter ?
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 06/01/2003
Yutha TEP
 



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  • D'emblĂ©e, on sent les effets d'un travail sĂ©rieux, avec peu de choses Ă  redire au niveau de la mise en place de la formation suisse. Si StĂ©phane HaĂŻk avait pu s'interroger Ă  bon droit sur l'entente entre l'ECO et Zacharias (de nombreux dĂ©calages, en particulier), il en va autrement ici.

    Tant dans le Concerto n° 11 que dans le Concerto n° 17 de Mozart, piano et orchestre correspondent avec minutie, et cette fois l'ambivalence du chef dirigeant de son piano ne semble pas poser de difficultĂ©s. D'oĂą vient alors le problème ressenti Ă  l'Ă©coute ?

    Si le Concerto n° 11, oeuvre de jeunesse marquĂ©e par une galanterie cependant lumineuse, peut Ă  la limite s'accommoder d'une sagesse excessive, comment admettre la neutralitĂ© de bon ton qui a rĂ©gnĂ© tout au long du Concerto n° 17 ?

    DĂ©ployant toutes les qualitĂ©s qu'on lui connaĂ®t, le pianiste a Ă©tĂ© Ă©gal Ă  lui-mĂŞme, privilĂ©giant clartĂ© et dĂ©licatesse aĂ©rienne ; l'Ă©paisseur sonore de la formation suisse n'en a Ă©tĂ© que plus frappante. Et le chef n'est pas sans reproche : ce qu'il a obtenu au clavier, Ă  savoir une mise en relief exemplaire des plans sonores, Zacharias n'a guère semblĂ© s'en soucier Ă  la baguette.

    La vision des timbres orchestraux a paru monolithique, et une mise en relief des pupitres peu satisfaisante n'a en outre et à aucun moment permis au discours musical de rebondir, les volte-face et changements d'atmosphères si saisissants de l'ultime concerto mozartien passant ainsi à la trappe.

    Idem pour Schubert et sa Symphonie n° 6. Partition lumineuse s'il en est, très marquĂ© par l'Italie, l'oeuvre de Schubert est restĂ©e Ă©troitement enserrĂ©e dans un carcan rythmique très rigide.

    Jouant d'une motricitĂ© unique vite monotone, tĂ©lĂ©phonant les contrastes dynamiques dans une dialectique forte-piano un brin systĂ©matique, Christian Zacharias et sa formation ont " tricotĂ© " une succession d'Ă©pisodes musicaux très propres, mais sans jamais y ajouter les transitions qui auraient pu en faire une narration palpitante.

    Et ne parlons pas de l'humour qui parsème si allègrement la symphonie : on Ă©tait ici pour entendre de la musique sĂ©rieuse, et sĂ©rieuse elle le fut.





    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 06/01/2003
    Yutha TEP

    Concert de l'Orchestre de Chambre de Lausanne dirigé du piano par Christian Zacharias.
    W. A. Mozart
    Concerto pour piano n° 11 en fa majeur K 413
    Concerto pour piano n° 27 en si bĂ©mol majeur K 595

    Franz Schubert
    Symphonie n° 6 en ut majeur D 589

     


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