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CRITIQUES DE CONCERTS 27 novembre 2022

Nouvelle production d'Eugene Onéguine de Piotr Illitch Tchaïkovski dans le cadre de la saison russe du Châtelet.

Bal tragique au Châtelet
© Marie-Noelle Robert

© Marie-Noelle Robert

En quinze ans, Valery Gergiev s'est dépensé corps et âme pour redonner au Mariinski le prestige qu'il avait atteint dans les années cinquante-soixante et qui s'était singulièrement dégradé depuis. Après un Démon en demi-teinte, le Mariinski a retrouvé sa superbe pour un Eugène Onéguine d'anthologie au Châtelet.
 

Théatre du Châtelet, Paris
Le 24/01/2003
Françoise MALETTRA
 



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  • InspirĂ© de Pouchkine, l'intrigue de cet opĂ©ra simple et puissant Ă©voque d'abord Tchekhov ou Flaubert, mais aussi Shakespeare ou Maeterlinck. En filigrane on pourrait y lire un RomĂ©o et Juliette ou un PellĂ©as et MĂ©lisande Ă  la russe. C'est dire si l'oeuvre attachante.

    Pour cette production d'Eugène OnĂ©guine de TchaĂŻkovski. La mise en scène de Patrice Caurier et Moshe Leiser est certes minimaliste, mais avec Ă©lĂ©gance et raffinement, elle respecte Ă  la lettre le mot d'ordre impĂ©rieux de TchaĂŻkovski : " Je veux une mise en scène sans luxe qui correspond rigoureusement Ă  l'Ă©poque. "

    Dont acte : campagne russe, couleurs tendres, paysans joyeux, fĂŞtes princières, duel Ă  l'aube et jeunes filles en fleurs. Les jeunes chanteurs du Mariinski (escortĂ©s de moins jeunes), ont l'âge et la fraĂ®cheur des rĂ´les. Ils sont beaux et jouent la comĂ©die avec une justesse Ă©tonnante.

    Quant aux voix, elles sont dĂ©jĂ  au niveau des meilleurs de leur gĂ©nĂ©ration (lire Ă  ce sujet le compte-rendu d'un concert londonien de l'acadĂ©mie mariinski)Irina Mataeva a la mĂ©lancolie fiĂ©vreuse de Tatiana (l'air cĂ©lèbre de " La lettre " fut un vĂ©ritable moment de fĂ©licitĂ©).

    Ekaterina Sementchok a la vivacité espiègle d'Olga et un mezzo qui donne du caractère au personnage. Le ténor Daniil Shoda, l'excellent Lenski du dernier festival d'Aix en Provence, renouvelle l'exploit du jeune homme fou d'amour et de jalousie, et Vladimir Moroz incarne un Onéguine cynique et désespéré comme il se doit.

    En " guest-star ", Jean-Paul FouchĂ©court, dans le rĂ´le de Monsieur Friquet offrant un sonnet Ă  Tatiana, se taille un franc succès en Ă©vitant le ridicule trop souvent affichĂ© du vieux poète.

    Quant à Valery Gergiev, il a donné une interprétation très mozartienne de l'opéra qui en cernant de très près la psychologie des personnages, accentue tous les ressorts du drame. Ce soir-là, il était l'incontestable meneur du bal tragique et poignant orchestré par Tchaïkovsky.




    Théatre du Châtelet, Paris
    Le 24/01/2003
    Françoise MALETTRA

    Nouvelle production d'Eugene Onéguine de Piotr Illitch Tchaïkovski dans le cadre de la saison russe du Châtelet.
    Scènes lyriques en trois actes et sept tableaux
    Livret de Piotr Illitch Tchaïkovski et Constantin Chilovski, d'après Pouchkine
    CrĂ©Ă© le 29 mars 1879 au Théâtre Maly de Moscou

    Solistes, choeur et orchestre du Théâtre Mariinski de Saint-Petersbourg
    Direction musicale : Valery Gergiev
    Mise en scène : Patrice Caurier et Moshe Leiser

    Avec Vladimir Moroz (Eugène Oneguine), Irina Mataeva (Tatiana), Daniil Shtoda (Lenski), Ekaterina Sementchouk (Olga), Mikhaïl Kit Le Prince Grémine), Svetlana Volkova (Madame Larina), Olga Markova-Mikhaïlenko (La Nourrice), Jean-Paul Fouchecourt (Monsieur Triquet).

     


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