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CRITIQUES DE CONCERTS 31 octobre 2020

Concert parisien de l'Octuor de la Philharmonie de Berlin.

La plus simple des histoires

Ils n'étaient pas venus à Paris depuis une quinzaine d'années et l'on se demande comment on a pu vivre si longtemps sans les entendre ! Ils sont pourtant les musiciens de l'un des plus prestigieux orchestres du monde. Cependant, leur détour parisien a bien failli passer inaperçu. Leur nom ? L'Octuor de la Philharmonie de Berlin.
 

Salle Gaveau, Paris
Le 03/02/2003
Gérard MANNONI
 



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  • Dès les premières notes jouées, avant même d'apprécier ou d'évaluer l'intérêt de l'interprétation ou le choix du programme, on est transporté dans un univers sonore d'une telle qualité, que presque- je dis bien presque- tout le reste devient secondaire.

    Il en va de même avec certaines cantatrices, Leontyne Price ou la Tebaldi, ou même certaines chanteuses de variété comme Edith Piaf, dont on disait qu'elles auraient fait pleurer en chantant l'annuaire du téléphone.

    Le Divertimento en ré majeur KV136 pour cordes de Mozart n'est pas l'oeuvre la plus fondamentale du compositeur, mais il se déroule ici avec un charme et une évidence stylistique laissant loin derrière bien des actuelles approches philologiques de ce répertoire. La recherche n'a décidément de valeur que si, en plus de l'esprit, elle peut procurer l'illusion du sens par l'emballement des sens.

    Encore plus légère, la Sonate à quatre en ut majeur n° 3 de Rossini offre à chaque instrumentiste l'occasion de démonstrations virtuoses au cours de son troisième mouvement.

    Plat de résistance plus sérieux après l'entracte avec le monumental, fascinant et inégalable Octuor en fa majeur pour cordes et vents op. posthume 166 D 803 de Schubert. Peu jouée, car elle requiert une formation difficile à réunir, avec cor, basson et clarinette, et aussi parce qu'elle va à l'essentiel et ne supporte aucune approximation, cette page majeure du répertoire romantique étonne autant par la hardiesse de son écriture que par l'incessant renouvellement de son inspiration thématique, de ses climats, de ses rythmes, de ses couleurs.

    On a beau savoir que les musiciens allemands sont tombés tout petits dans ce répertoire, on ne peut s'empêcher de s'émerveiller de l'exactitude de leur interprétation, dans la sobriété, dans le naturel, comme si tout allait de soi, comme s'ils racontaient la plus simple des histoires. Et celle-ci a beau être inoubliable, on aimerait qu'ils reviennent plus souvent la conter de ce côté du Rhin.




    Salle Gaveau, Paris
    Le 03/02/2003
    Gérard MANNONI

    Concert parisien de l'Octuor de la Philharmonie de Berlin.
    Mozart : Divertimento en ré majeur KV136 pour cordes

    Rossini : Sonate à quatre en ut majeur n° 3

    Schubert : Octuor en fa majeur pour cordes et vents op. posthume 166 D 803

     


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