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CRITIQUES DE CONCERTS 20 octobre 2019

Ouverture du festival Présences 2003 de Radio-France.

Music d'Henze

Ouverture officielle quelque peu chaotique pour le festival Présences 2003, marquée par l'absence du compositeur et chef Peter Ruzicka (déclaré souffrant), doublement victime du mauvais sort, puisque sa propre pièce, Nachtstück, prévue en création française, se voyait du même coup retirée du programme

 

Salle Olivier Messiaen - Maison de la Radio, Paris
Le 31/01/2003
Françoise MALETTRA
 



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  • Ruzicka était-il vraiment seul à pouvoir la diriger, alors que deux chefs appelés en secours d'urgence avaient accepté de se partager le concert ? En renfort donc, il y avait Friedmann Layer, l'actuel directeur de l'orchestre et de l'opéra de Montpellier, pour les deux oeuvres de Henze, et Fabien Gabel, assistant de Kurt Masur à l'Orchestre National de France, pour Saturne, un jeune chef dont la rigueur et l'engagement méritaient une meilleure occasion d'exprimer son talent.

    Car entre honorer une commande et imposer une partition aussi peu inspirée et inspirante que celle de Jean-Philippe Bec, il y a une marge, et cette marge impose de choisir sans état d'âme.

    Dix minutes de lourds accords assénés à l'orchestre, cassés sans logique apparente par un travail de percussions sans grande imagination, le sentiment d'un matériau brut pour une oeuvre à faire, un effectif énorme pour si peu d'effets.

    Le festival Présences peut-il se permettre de lancer de tels " messages " ? D'autant que les deux pièces de Henze qui encadraient Saturne en faisaient cruellement sentir l'absence de nouveauté.

    Appassionatamente furieusement donné en ouverture de programme s'adressait-il à l'Orchestre National en remerciements des exploits consentis le 16 janvier lors de la création française de sa neuvième symphonie ?

    En tout cas, le National, par sa virtuosité et son ardeur, semble, lui, avoir reçu le message. Le calme revenu, la quatrième symphonie du héros omniprésent du festival allait visiblement réconcilier tout le monde.

    1955 : Henze a 29 ans, il vient de quitter l'Allemagne pour s'installer en Italie. L'étonnant pouvoir de captation et d'assimilation qui est le sien des techniques musicales, des formes et des atmosphères, semble alors se canaliser et s'organiser dans ce mouvement unique, prélevé dans le final du deuxième acte de son opéra König Hirsch, mais libéré de la parole réinvestie dans la trame orchestrale.

    La musique se développe dans le flux ininterrompu d'une évocation élégiaque de la nature, puisée aux sources de formes anciennes repensées à la lumière du sérialisme, où la sophistication des sons et des couleurs concède toute sa limpidité à l'écriture.

    C'est Henze qui le dit : le compositeur prend un plaisir particulier à transformer des modèles traditionnels, ou à essayer de pénétrer dans leurs conventions, afin de les observer dans un jour nouveau en utilisant un type d'expression effectivement nouveau. Alors, Henze, apôtre de la modernité ou déjà un classique de vingtième siècle ? Question de perspective.




    Salle Olivier Messiaen - Maison de la Radio, Paris
    Le 31/01/2003
    Françoise MALETTRA

    Ouverture du festival Présences 2003 de Radio-France.
    Hans Werner Henze (1926)
    Appassionatamente (1993-1994)

    Jean-Philippe Bec (1968)
    Saturne (2002)

    Hans Werner Henze
    Symphonie n° 4 (1955)

    Orchestre National de France
    Direction : Friedmann Layer et Fabien Gabel

     


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