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CRITIQUES DE CONCERTS 17 février 2020

Evgueny Svetlanov au Théâtre des Champs-Elysées

Mahler entre rêve et cauchemar

De cette oeuvre audacieuse, qui explore la modernité, déchirée entre un lyrisme transparent de clair de lune, et une vision cauchemardesque de démons nocturnes, Evgueny Svetlanov, a su donner une lecture claire, précise, engagée, mais qui manque parfois de cette finesse viennoise qui enrobe les conflits et allège les pâtisseries.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 03/03/2000
Michèle LARIVIERE
 



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  • Oeuvre de contrastes et de couleurs, difficile à jouer, et longtemps la moins interprétée, la 7e symphonie de Mahler est sur le plan harmonique et tonal, l'ouvrage le plus avancé du compositeur viennois. Les superpositions de quartes aux trompettes dans le 1er allegro, une marche funèbre sombre et changeante, ont fait couler beaucoup d'encre sur une prétendue dissolution de la tonalité montrant la voie à Schoenberg. Avec le deuxième allegro, un mouvement final éclatant, les deux mouvements rapides encadrent deux Nachtmusik "musique nocturne". La première est encore une marche fantastique alors que la seconde est un andante amoroso beaucoup plus lumineux, rehaussé de guitare et de mandoline, des instruments assez prémonitoires qu'utiliseront ensuite Webern et Boulez. Enfin au centre de cette symphonie crée à Prague en 1908, un scherzo baptisé "Schattenhaft" comme une "valse d'ombres"; une valse sinistre, grotesque, digne modèle de Ravel. Avec ses collages, ses images fuyantes dans chaque mouvement, c'est une musique fascinante qui donne la sensation d'être entendue en rêve, ou en cauchemar, c'est selon.
    Evgueny Svetlanov, 72 ans, chef permanent de l'Orchestre Symphonique de l'Etat de l'URSS, a présenté une version forte, claire, précise, dominée par le pupitre de cuivres de l'ONF. On y distingue notamment l'extraordinaire Ivan Milhiet au tuba ténor, pour la partie de tenorhorn. À souligner aussi la poésie du premier violon Elisabeth Glab. Dommage que la cohésion de l'orchestre ne soit pas au même niveau. Par ailleurs, le côté militaire de l'oeuvre est parfois un peu trop présent au détriment de ce lyrisme magique qui reste la signature de Gustav Mahler.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 03/03/2000
    Michèle LARIVIERE

    Evgueny Svetlanov au Théâtre des Champs-Elysées
    Symphonie n° 7 en mi mineur " Chant de la nuit " de Mahler
    Orchestre National de France
    Direction : Evgueny Svetlanov

     


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