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CRITIQUES DE CONCERTS 31 octobre 2020

Récital londonien de la soprano Christine Schäfer accompagnée par le pianiste Eric Schneider.

La nouvelle reine Christine ?
© Olivier Hermann

L'année 1996 marque les débuts fulgurants de la soprano Christine Schäfer au Festival de Glydebourne dans Lulu. Depuis, sa réputation n'a pas faibli en Angleterre, et Londres l'invite régulièrement en tant que récitaliste. La semaine dernière, elle réservait à cette capitale ses premiers Wesendonk Lieder de Wagner.

 

Wigmore Hall, London
Le 20/02/2003
Christine LETEUX
 



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  • Christine Schäfer a conquis le public anglais avec sa Lulu très " femme-enfant " en 1996. Aujourd'hui, elle s'attaque aux Wesendonk-Lieder qui sont généralement l'apanage des grandes wagnériennes.

    En 1997, Anne Sofie von Otter les a tentés avec le Philharmonia Orchestra sans grand succès. La tessiture était tout simplement trop large pour sa voix. Christine Schäfer, elle, a décidé de chanter la version pour piano qui ne mettra pas sa voix de soprano colorature à la dure épreuve de l'orchestre wagnérien.

    Le cycle est précédé du prélude de Tristan und Isolde, les Wesendonk étant une étude préliminaire de l'opéra. La soprano allemande offre une version très intime, chuchotant presque les vers de Mathilde Wesendonk comme un secret au creux de l'oreille.

    Son intelligence du texte est sans faille, comme il se doit pour une élève de Dietrich Fischer-Dieskau. Mais, elle reste malgré tout un peu en deçà des exigences vocales du cycle, particulièrement dans le grave. Elle compense avec une très belle projection des phrases et une diction impeccable.

    La deuxième partie est entièrement consacrée à Hugo Wolf dont on célèbre le centenaire cette année. Le musicien avait deux poètes de prédilection: le géant de la littérature allemande Johann Wolfgang von Goethe et le peu connu, à l'époque, Eduard Mörike.

    Très belle vision de Marguerite priant devant la Madonne (Gretchen vor dem Andachtsbild der Mater Dolorosa) extrait du Faust de Goethe. On découvre aussi un adorable Sankt Nepomuks Vorabend (la veille de la Saint Nepomuks) avec son évocation de voix d'enfant et de flammes flottant sur les eaux.

    La tonalité se fait plus souriante avec Der Neue Amadis. En écoutant son interprétation des quelques Mörike-Lieder, on ne peut s'empêcher de penser la prestation de Dorothea Röschmann, il y a quelques semaines. Là, où la première se consumait, Christine Schäfer reste très maîtresse d'elle-même et plutôt froide (elle chante d'ailleurs avec la partition sous le nez et cela ne favorise pas nécessairement la spontanéïté).

    Mais chacun sa personnalité, la Schäfer a peut-être la froideur qui sied à son prénom de reine, elle en a aussi l'intelligence et peut-être bientôt la majesté.




    Wigmore Hall, London
    Le 20/02/2003
    Christine LETEUX

    Récital londonien de la soprano Christine Schäfer accompagnée par le pianiste Eric Schneider.
    Henry Purcell
    Music for a while, Sweeter than roses

    Richard Wagner
    Prélude de Tristan und Isolde (arr. E. Schneider),
    Fünf Wesendonk Lieder

    Hugo Wolf
    Goethe-Lieder :
    Gretchen vor dem Andachtsbild der Mater Dolorosa, Sankt Nepomuks Vorabend, Ganymed, Phänomen, Frech und froh I & II, Der neue Amadis
    Mörike-Lieder :
    Gebet, Um Mitternacht, An eine Äolsharfe
    Heine-Lied :
    Wo wird einst des Wandermüden

    Bis :
    Wolf Schlafendes Jesuskind, Er ist's! (Mörike-Lieder)
    Purcell Dido's lament

     


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