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CRITIQUES DE CONCERTS 25 octobre 2020

Yutaka Sado dirige l'Orchestre de Paris au Théâtre Mogador.

Soirée toute en contrastes
© Concerts Lamoureux

On le sait, Yutaka Sado est un ensorceleur d'orchestres. Celui de Paris n'échappe guère au charme du chef japonais : nouvelle preuve au Théâtre Mogador, pour un programme fort contrasté, mais tenu de main de maître par le tonique Sado.
 

Théâtre Mogador, Paris
Le 24/04/2003
Gérard MANNONI
 



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  • Un peu comme Seiji Ozawa – la comparaison est fatale – Yutaka Sado doit sa rapide et très vive popularité à la sympathie immédiate que suscite sa personne presque autant qu'à son indiscutable talent. Avec les orchestres français, le charme est aussi important que la baguette, à moins d'avoir la naturelle austérité d'un Janowski. Toujours est-il qu'entre le chef japonais et l'Orchestre de Paris, ça marche. Témoin ce très brillant concert au programme bien contrasté.


    Après une paisible et très équilibrée Symphonie n° 86 de Haydn, c'était du tout Stravinski. Haydn, aujourd'hui, si on ne choisit pas l'approche baroque, a tout intérêt à être abordé dans un esprit « Sturm und Drang » préromantique aussi marqué que possible. C'est ce qu'a très habilement fait Yutaka Sado, avec une orchestration adéquate, chaque pupitre réduit à ce qu'il doit être, mais en trouvant accentuations et couleurs aptes à rendre ce climat de nostalgie et de tourments en gestation.

    Tout de suite après, nous plongions dans l'extraordinaire Concerto pour piano et instruments à vents de Stravinski. Une somptueuse démonstration à la fois instrumentale et musicale, à l'honneur de notre école de vents et aussi de contrebasses puisque les quatre même instrumentistes, Bernard Cazauran en tête, passaient allègrement du XVIIIe au XXe siècle. Au piano, Roger Muraro assumait avec autant de virtuosité que de perspicacité musicale cette très complexe partition, faite de bruit et de fureur mais aussi de si beaux moments d'intériorité.

    Et après l'entracte, nous retrouvions les splendeurs des trompettes, flûtes, hautbois et autre vents de l'Orchestre de Paris pour un Petrouchka mené de manière très tonique et naturellement colorée par Yutaka Sado.

    Personne n'a démérité, mais comment ne pas souligner tout particulièrement la perfection et la rayonnante musicalité des solos de flûte et de trompette, de cors aussi ? Mais il faudrait citer toute l'harmonie, grande et petite !




    Théâtre Mogador, Paris
    Le 24/04/2003
    Gérard MANNONI

    Yutaka Sado dirige l'Orchestre de Paris au Théâtre Mogador.
    Joseph Haydn
    Symphonie n°86

    Igor Stravinski
    Concerto pour piano & instruments à vents
    Petrouchka

    Roger Muraro, piano
    Orchestre de Paris
    Yutaka Sado, direction

     


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