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CRITIQUES DE CONCERTS 05 aoűt 2020

Reprise de Cosi fan tutte à l'Opéra Garnier, Paris.

Cosi soit-il !
© Eric Mahoudeau

Reprise pour la troisième fois depuis sa création en 1996, voici une production en passe de devenir un classique. Nul besoin de chercher ici ni inquiétudes métaphysiques, ni noirceur, ni ambiguïtés : voici un Mozart de commedia dell'arte, léger, ravissant, à peine nostalgique. Bref, la raison d'un succès public qui ne se dément pas.
 

Le 02/06/2003
Anne-BĂ©atrice MULLER
 



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  • Le splendide dĂ©cor d'Ezio Toffolutti a gardĂ© tous ses charmes : l'Âśil se laisse volontiers sĂ©duire par cette lagune vĂ©nitienne voilĂ©e de brume, par ces vivants Giandomenico Tiepolo. Mais on est ici face au travail d'un peintre, fĂ»t-il des plus raffinĂ©s : quelle catastrophe, en revanche, que la mise en scène ! Si la pĂ©tulante Despina de Maria Bayo ne tirait pas de son statisme, Ă  grands efforts (le passage de la « pierre messmĂ©rienne » est particulièrement ratĂ©, les jeux de scène – indigents – restant en total dĂ©calage avec le texte), un vrai quatuor de nigauds, on finirait par se croire au musĂ©e
    Saluons cependant la performance d'Alessandro Corbelli, véritable acteur lui aussi, qui joue efficacement de ses airs matois et de ses roulades d'yeux. Qu'un vrai metteur en scène réveille le spectacle et fasse un peu bouger notre monde (quand verra-t-on sur les scènes parisiennes une production aussi vive, fine, spirituelle, que celle qu'Emmanuelle Bastet signait, il y a un an, pour le Grand-Théâtre de Bordeaux ?), et tout ira pour le mieux.
    Musicalement en effet, la soirée est sans histoire. On regrette certes les formidables mozartiennes Barbara Frittoli et Katarina Karneus (2000), mais Enkeledja Shkosa (Dorabella) a du métier, cela s'entend, et la belle Anja Harteros (Fiordiligi) a de la grâce, même si sa voix, généreuse mais inégale, frôle parfois le désagréable (raucités ponctuelles) pour se maintenir, la plupart du temps, dans une honnête moyenne : belle Micaela il y a eu à Bastille, la soprano américaine n'a pas forcément l'instrumentalité que requiert souvent son rôle. Leurs vis-à-vis, Roberto Saccà (Ferrando) et Russell Braun (Guglielmo), ont un chant sans problèmes, noble et plaisant. La palme allant, ici aussi, au vieux briscard, fin et puissant, Alessandro Corbelli, mais surtout à l'éclatante Maria Bayo, parfaitement à l'aise en Despina et qui, à chacune de ses interventions, réveille de son timbre ensoleillé une salle (et une scène !) quelque peu assoupie.
    À la baguette, le vétéran Armin Jordan mène l'orchestre de l'opéra dans ce qui semble être une promenade de santé, sérieuse, classique, irréprochable à défaut d'être inoubliable.

    Prochaines représentations les 4, 7, 10, 13, 20, 23, 26 et 28 juin.




    Le 02/06/2003
    Anne-BĂ©atrice MULLER

    Reprise de Cosi fan tutte à l'Opéra Garnier, Paris.
    Cosi fan tutte, opéra de Wolfgang Amadeus Mozart

    Direction musicale : Armin Jordan
    Mise en scène, décors & costumes : Ezio Toffolutti
    Mise en scène réalisée par Christoph Lehnert

    Choeur & Orchestre de l'Opéra National de Paris
    Avec Anja Harteros (Fiordiligi), Enkeledja Shkosa (Dorabella), Maria Bayo (Despina), Roberto SaccĂ  (Ferrando), Russell Braun (Guglielmo), Alessandro Corbelli (Don Alfonso).

     


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