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CRITIQUES DE CONCERTS 21 novembre 2018

Ouverture de saison de l'Orchestre de Paris, Théâtre Mogador, Paris.

L'Orchestre de Paris en pleine embrassade
© Teldec-Warner

Ouverture de fête pour la saison 2003/2004 de l'Orchestre de Paris, qui mobilisait une nouvelle fois toutes ses forces dans un programme ambitieux, en y ajoutant la présence d'un des violonistes les plus excitants de la génération, le russe Maxim Vengerov.
 

Théâtre Mogador, Paris
Le 11/09/2003
Françoise MALETTRA
 



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  • Plus un fauteuil de libre au Théâtre Mogador, dès l'annonce des deux premières soirées. Ce qui fait cruellement ressentir l'urgence pour l'orchestre de s'installer dans une salle de concert digne de ce nom, où visiblement il n'aurait aucun mal à attirer un public en beaucoup plus grand nombre. Une situation aberrante qui l'oblige à multiplier les manifestations de tous ordres (même si on ne peut que s'en réjouir) pour répondre à une évidente demande, et qui devrait décider les autorités de tutelle à passer sérieusement à l'action. Un Orchestre de Paris qui apparut en grande forme, faisant d'entrée de jeu la preuve de l'excellence de tous ses pupitres, avec quelque mérite tant l'Ouverture du Roi Lear n'a franchement rien d'exaltant.


    La suite du programme allait lui donner l'occasion d'une belle revanche, avec d'abord la Symphonie espagnole de Lalo, aux côtés d'un Maxim Vengerov dont l'arrivée fit monter en puissance la tension dans la salle. Si l'on a rarement entendu l'ex-jeune prodige (aujourd'hui proche de la glorieuse trentaine), dans la musique française, c'est que cet amoureux de notre pays a pris le temps de s'imprégner de sa culture et surtout de se pénétrer de son répertoire musical, laissant sa nature faire le reste. Son exécution, brillantissime, de la Symphonie espagnole ne fut pas uniquement celle d'un impressionnant virtuose, mais celle d'un musicien doué d'une sonorité somptueuse et d'une sensibilité à fleur de peau, lui permettant d'exprimer la joie débordante de la partition, sa sensualité, ses jeux d'ombre et de lumière, accompagné par un orchestre qui lui consentait manifestement le champ libre. Embrasé, le public lui réserva l'ovation des grands soirs. Il y répondit en faisant appel à Bach, dont il aimerait que la musique fût « le symbole de la paix dans le monde ».

    Et c'est un Orchestre de Paris en pleine possession de ses moyens, toutes ses énergies concentrées, qui donna une magnifique interprétation de la Symphonie Titan de Gustav Mahler, rendant largement justice au compositeur qui déclarait : « La symphonie est comme le monde, elle doit tout embrasser ». De l'éveil de la nature dans lequel baigne un premier mouvement puisé aux sources du romantisme allemand, au climat fiévreux qui lui succède, tempéré par un élégant et très viennois Trio, des variations solennelles sur le thème de « Frère Jacques » jusqu'au lyrisme flamboyant du final, Christoph Eschenbach a porté l'orchestre à son plus haut niveau. Le public ne s'y est pas trompé qui lui a fait un véritable triomphe.




    Théâtre Mogador, Paris
    Le 11/09/2003
    Françoise MALETTRA

    Ouverture de saison de l'Orchestre de Paris, Théâtre Mogador, Paris.
    Orchestre de Paris
    Christoph Eschenbach, direction
    Maxim Vengerov, violon

    HECTOR BERLIOZ
    Ouverture du Roi Lear
    EDOUARD LALO
    Symphonie espagnole, pour violon et orchestre, Op.21
    GUSTAV MAHLER
    Première Symphonie en ré majeur « Titan »
    (Langsam, schleppend. Wie ein Naturlauf. Immer sehr gemächliche ? Kräftig bewegt, doxh nicht zu schnell. Trio ?recht gemächlich? ? Feierlich und gemessen, ohne zu schleppen ? Stürmisch bewegt)

     


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