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CRITIQUES DE CONCERTS 17 novembre 2019

Cycle Strauss du Philharmonique de Radio France, Théâtre des Champs-Elysées, Paris.

Toutes les facettes de Strauss
© Ondine / Heikki Tuuli

Soile Isokoski

Début du grand cycle Richard Strauss de l'Orchestre Philharmonique de Radio France avec un programme montrant des aspects très contrastés de la sensibilité du compositeur, et cela le lendemain de la première de la nouvelle production de Salomé à l'Opéra national de Paris Bastille.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 24/09/2003
Gérard MANNONI
 



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  • En première partie, les Quatre derniers Lieder ont pour soliste Soile Isokoski, certainement l'une des voix les plus intéressantes et les plus prometteuses de la scène lyrique actuelle.

    Ces mélodies sont, un peu comme les Nuits d'été de Berlioz, le cheval de bataille de tous les sopranos. Les comparaisons sont donc cruelles, car les voix les plus illustres de notre temps les ont marquées souvent de manière irremplaçable. Disons donc seulement que si Soile Isokoski nous a gratifiés d'une interprétation confirmant les qualités exceptionnelles de phrasé, de pureté et maîtrise du souffle de sa voix, elle n'a pas atteint l'intériorité métaphysique d'une Schwarzkopf – mais qui y parviendra jamais ? – ni celle d'autres illustres interprètes comme Lisa della Casa pour n'en citer qu'une autre de la même génération. Myung-Whun Chung, en revanche, donne à la partie orchestrale une pâte sonore d'une très belle nature, à la fois sensuelle et méditative.

    Avec Mort et Transfiguration, c'est un Strauss très métaphysique que l'on retrouve, méditant avec liberté sur la mort, en une série de contrastes de tous ordres que l'orchestre traduit avec une souplesse et une variété d'humeur parfaites. Autre climat, pour finir, avec Till l'espiègle, aux mille facéties orchestrales terriblement ardues pour les instrumentistes et permettant ici de constater une fois de plus le degré d'excellence auquel est parvenu le Philharmonique, tant dans le détail des solos que dans la fusion générale menées avec toujours la même intelligente sensibilité par Myung-Whun Chung.

    Nul doute que l'ensemble de ce cycle sera bénéfique à la formation, car l'univers de Strauss est bien spécifique et parfaitement complémentaire du répertoire contemporain souvent abordé aussi par l'orchestre.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 24/09/2003
    Gérard MANNONI

    Cycle Strauss du Philharmonique de Radio France, Théâtre des Champs-Elysées, Paris.
    Richard Strauss
    Quatre derniers Lieder
    Mort et Transfiguration
    Till l'Espiègle

    Orchestre Philharmonique de Radio France
    Myung-Whun Chung, direction
    Soile Isokoski, soprano

     


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