altamusica
 
       aide
















 

 

Pour recevoir notre bulletin régulier,
saisissez votre e-mail :

 
dťsinscription




CRITIQUES DE CONCERTS 20 aoŻt 2019

Premier concert de l'Intégrale de la musique pour piano à 4 mains de Schubert à la Salle Cortot, Paris.

Généreux duo à quatre mains

Jean-Claude Pennetier et Christian Ivaldi

Christian Ivaldi et Jean-Claude Pennetier ont choisi la Salle Cortot pour offrir Schubert aux mélomanes parisiens. Cinq concerts, répartis entre ce 13 novembre et le 4 mars 2004, qui permettront d'entendre l'intégralité du répertoire pour piano à 4 mains du plus prolifique des compositeurs viennois.
 

Salle Cortot, Paris
Le 13/11/2003
Eugénie Alécian
 



Les 3 dernières critiques de concert

  • Salzbourg 2019 : Coitus interruptus

  • Salzbourg 2019 : Ňídipe par KO

  • Bayreuth 2019 (2) : Sur la route

    [ Tous les concerts ]
     
      (ex: Harnoncourt, Opéra)




  • Quand ils entrent en sc√®ne, c'est d'abord leur regard qui frappe, p√©tillant de malice pour Christian Ivaldi et tel celui d'un enfant √† la veille de No√ęl pour Jean-Claude Pennetier. Puis d√®s qu'ils jouent, c'est un tout autre profil qu'ils donnent. Ivaldi calme et discret au rayon cl√© de fa et Pennetier presque coquet √† la cl√© de sol. Si nos artistes disent de Schubert qu'il est un subtil alliage de pudeur et d'audace, de ma√ģtrise et d'invention, la Grande Marche H√©ro√Įque qui entame le programme n'en donne cependant pas la preuve, et met son temps pour nous en convaincre !

    Mais la Fugue qui suit, et dont le titre évoque plus aisément une certaine austérité, nous révèle des audaces mélodiques, rythmiques et harmoniques presque rauques, magnifiquement traduites par les interprètes. A chaque apparition du sujet, on a l'impression que c'est comme un trésor fragile que se passent les deux complices de main en main. Mais plus on avance dans la pièce, plus l'autorité du langage s'impose, pour finalement s'achever dans un murmure. Dans cette oeuvre plus souvent jouée à l'orgue qu'au piano, la vénération de Schubert pour Beethoven est plus que jamais palpable.

    Quelle bonne initiative alors d'encha√ģner un Rondo en la majeur p√©tillant de mille id√©es. L√†, ce sont surtout les sonorit√©s qui √©tonnent, au point que les quatre mains des pianistes sonnent parfois comme un quatuor √† cordes. Dans la rue, les sir√®nes des pompiers font chorus avec les derni√®res notes, mais laissent heureusement la place libre √† la si narrative Fantaisie en sol mineur, oeuvre qui refl√®te √† quel point, pour Schubert, la s√©paration, le voyage, la solitude, furent des compagnons de vie. La peur de la mort se per√ßoit d√©j√† dans cette oeuvre √©crite √† quatorze ans. C'est alors un Schubert tout juste majeur se moquant des arm√©es qui clos la premi√®re partie du programme, avec les notes joyeuses et presque d√©lur√©es des Marches Militaires.

    Apr√®s l'entracte, les pianistes √©changent leur place au clavier pour le Grand Duo qui appara√ģt comme une imposante symphonie, dans sa forme et dans sa structure en tous cas. Mais quand on pense √† l'Inachev√©e, il est difficile d'√™tre compl√®tement indulgent avec ce mastodonte au classicisme encore beethov√©nien, d√©j√† tr√®s modulant, au point de souvent brouiller l'impression de stabilit√© tonale.

    Reste que dans le cadre d'une série de concerts qui vise l'exhaustivité, toutes les pièces ne peuvent être géniales, mais les jouer parfaitement, ce n'est déjà pas si mal, et ce qu'on retiendra avant tout du concert est l'immense talent des généreux Christian Ivaldi et Jean-Claude Pennetier.



    Prochains concerts :
    Vendredi 12 décembre
    Mercredi 14 janvier
    Jeudi 19 février
    Jeudi 4 mars




    Salle Cortot, Paris
    Le 13/11/2003
    Eugénie Alécian

    Premier concert de l'Intégrale de la musique pour piano à 4 mains de Schubert à la Salle Cortot, Paris.
    Franz Schubert (1797-1828)
    Grande Marche H√©ro√Įque D 885 (1826)
    Fugue D 952 (1828)
    Rondo en la majeur D 951 (1828)
    Fantaisie en sol mineur D 9 (1811)
    Trois Marches Militaires D 733 (1818)
    Sonate dite Grand Duo D 812 (1824)

    Christian Ivaldi, Jean-Claude Pennetier
    piano à quatre mains

     


      A la une  |  Nous contacter   |  Haut de page  ]
     
    ©   Altamusica.com