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CRITIQUES DE CONCERTS 15 octobre 2019

Concert de l'Orchestre de chambre de Lausanne sous la direction de Christian Zacharias au Théâtre des Champs-Elysées, Paris.

Classique et monotone
© D.R.

Cette saison, trouver plus classique que ce concert sera une véritable gageure. Le principal intérêt de la venue à Paris de Christian Zacharias à la tête de son Orchestre de chambre de Lausanne aura été de nous faire entendre des oeuvres rarement programmées, particulièrement le Requiem de Michael Haydn.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 08/10/2003
Anne-BĂ©atrice MULLER
 



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  • En dĂ©but de programme, l'orchestre helvĂ©tique offrait la Symphonie n°44, dite « Funèbre » de Joseph Haydn. L'oeuvre est très proprement exĂ©cutĂ©e, sans gĂ©nie ni fausse note. Seulement, pour rĂ©veiller une partition oĂą le Sturm und Drang vient contester la suprĂ©matie de l'Ă©quilibre classique, il eĂ»t fallu autrement d'Ă©nergie, sinon de spiritualitĂ©. Si l'Ă©lĂ©gance de l'interprĂ©tation, la biensĂ©ance du discours musical sont incontestables, tout semble plat au sein d'un orchestre dont les diffĂ©rents pupitres, bien loin de dĂ©chaĂ®ner les orages dĂ©sirĂ©s, se rĂ©pondent avec une courtoisie byzantine. Au point de frĂ´ler l'Ă -quoi-bon : Ă  quoi bon refaire Ă  l'identique ce qui a Ă©tĂ© fait mille fois ?

    Le concerto de Mozart conviait Christian Zacharias au clavier. Là encore, rien à redire à une exécution brodée au petit point. L'oeuvre d'un Mozart de vingt ans est galante, gracieuse même. Le pianiste l'interprète au pied de la lettre, l'orchestre, besogneux, suit le mouvement. L'ennui pointe.

    La partition vraiment attendue était celle de la Messe de Requiem de Michael Haydn, frère cadet de Joseph et mentor du jeune Wolfgang Amadeus. Or, là encore, force est de constater que même l'auditeur curieux est resté quelque peu sur sa faim. L'ouvrage est bien agencé, adoptant une structure et un certain nombre de thématiques qui préfigurent nettement Mozart. Mais c'est justement là que le bât blesse : célèbre en son temps, le Requiem de Haydn supporte désormais difficilement la comparaison avec celui de son illustre successeur. Ou peut-être faut-il attendre une interprétation plus vivante ?

    La voix intéressante de la soirée est celle de l'alto Helena Rasker, timbre racé aux nuances de velours. La basse Klaus Mertens, imperturbable, tient sa partie sans faillir. Le ténor Markus Shäfer, sans appeler de vraie critique, n'est pas particulièrement mémorable ; enfin la soprano Johanette Zomer n'est pas à la hauteur, avec une voix guère plaisante. Le choeur de chambre de Lausanne n'apportant rien de bien définitif, la soirée, bien monotone, laisse en tout état de cause un goût d'inachevé.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 08/10/2003
    Anne-BĂ©atrice MULLER

    Concert de l'Orchestre de chambre de Lausanne sous la direction de Christian Zacharias au Théâtre des Champs-Elysées, Paris.
    Joseph Haydn (1732-1809)
    Symphonie n° 44 en mi mineur « Funèbre »

    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Concerto pour piano et orchestre n° 6 en si bémol majeur K. 238

    Michael Haydn (1737-1806)
    Requiem en ut mineur

    Johannette Zomer, soprano
    Helena Rasker, alto
    Markus Shäfer, ténor
    Klaus Mertens, basse

    Choeur de chambre suisse
    direction : Fritz Näf
    Orchestre de chambre de Lausanne
    direction et piano : Christian Zacharias

     


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