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CRITIQUES DE CONCERTS 26 septembre 2020

Reprise des Capulet et Montaigu de Bellini mis en scène par Robert Carsen à l'Opéra Bastille, Paris.

Tous atouts réunis pour Bellini
© Eric Mahoudeau

Ruth Ann Swenson (Giulietta) et Daniela Barcellona (Romeo).

Reprise à l'Opéra Bastille des I Capuletti e i Montecchi de Vincenzo Bellini, dans la production de Robert Carsen, cette fois dirigée par Bruno Campanella. A la beauté plastique de la mise en scène s'adjoignent cette année des voix choisies avec un rare bonheur et une magnifique direction d'orchestre.
 

Opéra Bastille, Paris
Le 02/02/2004
Anne-Béatrice MULLER
 



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  • La longue m√©lodie bellinienne, flot quasi ininterrompu de trois heures de musique, exige des interpr√®tes aux moyens solides et une impeccable coh√©sion d'ensemble. D√®s l'ouverture, conduite avec cette imperceptible nostalgie romantique qui fait comme flotter en apesanteur sa trop vive et trop √©vidente cavalerie, on sent d√©j√† que la soir√©e sera belle.

    Entre d√©placements presque chor√©graphiques du choeur, tableaux Renaissance admirablement mis en lumi√®re par Davy Cunningham, la mise en sc√®ne tout en rouge et noir de la baroque histoire des amants de V√©rone √©chappe √† tout kitsch comme √† toute modernisation standardis√©e. Pourpoints de velours rouge sang, √©p√©es tir√©es au clair, tout cela est bien s√Ľr vient en droite ligne du XVIe si√®cle.

    Le d√©cor √©pur√©, les √©motions √† vif sont de toujours, et constamment coh√©rents avec la partition bellinienne. Evoquons simplement la descente de Juliette dans son tr√©pas factice, o√Ļ l'on voit se redresser, pour une trop tardive r√©conciliation, Capulets et Montaigus tout juste entretu√©s. Rarement on a entendu plus poignante clarinette solitaire qui soutient cette sc√®ne muette, mais la direction de Bruno Campanella se sera av√©r√©e de bout en bout magnifique.

    Vocalement parlant, l'atout majeur de la soir√©e est bien s√Ľr la pr√©sence de la formidable mezzo Daniela Barcellona. L'Italienne compose un Rom√©o tout d'int√©grit√©, d'une puissance et d'une √©motion sans la moindre rel√Ęche. Son timbre √©pouse √† merveille le soprano sain et franc de Ruth Ann Swenson, Juliette virtuose et sans f√™lure. Peut-√™tre moins √©mouvante que sa consoeur, l'Am√©ricaine n'en est pas moins une admirable belcantiste.

    Les voix masculines ne sont pas en reste non plus : excellent Tebaldo de Tito Beltran, au magnifique timbre de t√©nor lyrique, qui vaut bien mieux, pour la tenue de la ligne de chant et la ma√ģtrise du vibrato, que bien des t√©nors staris√©s ; bon Lorenzo de Giovanni Battista Parodi ; et correct Capellio de Giovanni Furlanetto, peut-√™tre un peu faible vocalement mais sc√©niquement tout √† fait cr√©dible.

    Incontestablement, l'Opéra Bastille avait pour cette reprise réuni tous les atouts pour un magnifique Bellini.




    Opéra Bastille, Paris
    Le 02/02/2004
    Anne-Béatrice MULLER

    Reprise des Capulet et Montaigu de Bellini mis en scène par Robert Carsen à l'Opéra Bastille, Paris.
    Vincenzo Bellini (1801-1835)
    Les Capulet et les Montaigu, tragédie lyrique en deux actes (1830)
    Livret de Felice Romani d'après la pièce de Luigi Scevola

    Choeurs et Orchestre de l'Opéra national de Paris
    direction : Bruno Campanella
    mise en scène : Robert Carsen
    décors et costumes : Michael Levine
    éclairages : Davy Cunningham
    préparation des choeurs : Peter Burian

    Avec :
    Giovanni Furlanetto (Capellio), Ruth Ann Swenson (Giulietta), Daniela Barcellona (Romeo), Tito Beltran (Tebaldo), Giovanni Battista Parodi (Lorenzo).

     



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