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CRITIQUES DE CONCERTS 01 octobre 2020

Concert de la Philharmonische Camerata de Berlin et Tatiana Vassilieva Ă  la Salle Gaveau, Paris.

Pour l'amour de Brahms
© Universalmusic

La violoncelliste russe Tatiana Vassilieva

Entourée de cinq solistes de la Philharmonie de Berlin, la jeune violoncelliste russe Tatiana Vassielieva s'est intégrée un peu timidement à ce prestigieux ensemble masculin, lui-même moins irréprochable que ce à quoi l'on pouvait espérer d'une telle formation. Mais que n'accepterait-on pas pour l'amour de Brahms ?
 

Salle Gaveau, Paris
Le 12/02/2004
GĂ©rard MANNONI
 



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  • Les Sextuors op. 18 et op. 36 de Brahms, que rĂŞver de mieux pour tout amateur de musique de chambre ? Piano quatre Ă©toiles avait pour l'occasion associĂ© Tatiana Vassilieva, entendue rĂ©cemment avec Gianluca Cascioli en cette mĂŞme salle Gaveau, aux cinq instrumentistes de la Philharmonische Camerata de Berlin, ensemble le plus jeune de musique de chambre issu du fameux orchestre nous prĂ©cise le programme.

    L'attaque par les altos du premier mouvement du Sextuor op. 18 est significative. Vite secondĂ©s par les violoncelles, les instruments Ă  « clĂ© d'ut troisième ligne Â» affirment la suprĂ©matie des basses dans un ensemble oĂą les deux violons vont se rĂ©vĂ©ler des Ă©lĂ©ments moins convaincants. Il est difficile d'entrevoir la raison pour laquelle ce lĂ©ger dĂ©sĂ©quilibre va persister tout au long du concert et sinon entacher, du moins amoindrir quelque peu l'impact d'interprĂ©tations par ailleurs stylistiquement irrĂ©prochables.

    Certes, on est a priori de la plus grande exigence avec des instrumentistes issus de la plus illustre formation orchestrale du monde. On attend d'eux la perfection. Alors, si le son n'a pas toute la richesse attendue, si l'intonation n'a pas en permanence la même sûreté, on s'étonne, et on remarque ce qui passerait sans doute inaperçu chez d'autres musiciens plus modestes.

    De son côté, surtout dans le Sextuor op. 18 joué en première partie, car elle s'affirma beaucoup mieux ensuite, Tatiana Vassilieva paraît s'intégrer avec une certaine timidité dans l'ensemble. Il faut les amples phrases de l'opus 36 pour que l'on retrouve, après l'entracte, le son généreux et le grand tempérament du concert de la semaine précédente. Sans pour autant nous laisser sur notre faim, ce concert n'aura donc pas répondu totalement aux grandes espérance mises en lui. Il faudra réentendre cette même Camerata dans deux quintettes de Brahms cette fois, lors de son concert du 10 mars.

    Sans Vassilieva, peut-être trop grande soliste dans l'âme, les cinq musiciens berlinois seront-ils plus conformes à leur véritable image ? L'expérience valait en tout cas d'être vécue et tentée à nouveau, ne serait-ce que pour l'amour de Brahms.






    Brahms Ă  cinq

    Le deuxième concert de ce quintette issu du plus célèbre orchestre du monde fut plus à la hauteur de sa grande réputation que sa récente prestation avec la violoncelliste Tatiana Vassilieva.

    Etait-ce la présence de la jeune et si brillante violoncelliste russe Tatiana Vassilieva qui, pour le concert du 12 février dernier, avait perturbé les cinq membres de cette Camerata ? Toujours est-il que ce programme consacré cette fois non plus aux Sextuors mais aux Quintettes de Brahms a mieux répondu à notre attente.

    D'une formation issue du plus grand orchestre du monde, on est en droit d'attendre le meilleur. Ce fut presque la cas pour ces deux Quintettes, l'un comme l'autre moments majeurs de la musique romantique. Les altos et le violoncelle avaient déjà sonné précédemment avec toute l'onctuosité et la chaleur voulues et les violons ont cette fois suivi leur exemple, même si le premier d'entre-eux garde souvent des attaques un peu trop agressives et un son généralement trop clair.

    Mais au-delà de ces aspects purement instrumentaux, c'est l'approche générale des oeuvres qui s'est révélée beaucoup plus libre, plus généreuse, plus ample. Le langage musical de Brahms exige une respiration large, qui peut seule communiquer la profondeur adéquate à la phrase, lui laisser exprimer son émotion, et surtout éviter toute sécheresse aux accès de violence qui surgissent parfois. Le climat délicatement nostalgique de l'Adagio et du Un poco allegretto de l'op. 3 fut en particulier traduit avec des couleurs très attachantes.

    Un concert de belle qualité, pour vrais amateurs de musique
    . encore trop peu nombreux ce soir-lĂ .


    GĂ©rard Mannoni


    Johannes Brahms
    Quintettes Ă  cordes

    Philharmonische Camerata Berlin
    Salle Gaveau, 10/03/2004




    Salle Gaveau, Paris
    Le 12/02/2004
    GĂ©rard MANNONI

    Concert de la Philharmonische Camerata de Berlin et Tatiana Vassilieva Ă  la Salle Gaveau, Paris.
    Johannes Brahms (1833-1897)
    Sextuor à cordes n°1, op. 18
    Sextuor à cordes n°2, op. 36

    Tatiana Vassilieva, violoncelle
    Philharmonische Camerata Berlin

     


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