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CRITIQUES DE CONCERTS 20 août 2018

Concert de l'Orchestre de Paris sous la direction d'Armin Jordan au théâtre Mogador, Paris, avec la participation du pianiste Nikolaï Lugansky.

Impérial et surprenant Lugansky
© Xavier Lambours

Invité vedette de l'Orchestre de Paris, Nikolaï Lugansky a donné une version très personnelle du 5e concerto pour piano de Beethoven, en un beau dialogue mené habilement avec Armin Jordan. L'orchestre et son chef invité avaient en première partie donné une rareté, La petite sirène de Zemlinsky, dans une interprétation chaleureuse.
 

Théâtre Mogador, Paris
Le 22/04/2004
Gérard MANNONI
 



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  • Décidément, Lugansky ne joue pas Beethoven comme tout le monde. Déjà, lors de son dernier récital parisien, il avait dérouté de par une approche très personnelle mais magnifique d'intelligence et de vérité de la Sonate Appassionata. Il réitère avec un concerto l'Empereur tout en finesse, en fluidité, en subtilité, ne libérant pleinement le son qu'aux moments essentiels. Il est vrai que la plupart de ses collègues abordent ces pages de manière d'emblée plus guerrière, plus tapageuse, plus extérieure. Lugansky préfère rester dans le climat du 4e concerto plutôt que de chercher à annoncer Brahms, Tchaïkovski, voire Rachmaninov. Les élans rageurs de Beethoven n'ont que plus de relief et de force placés dans un contexte où dominent méditation et poésie.

    En outre, comment ne pas admirer une fois encore la qualité unique d'un toucher d'une limpidité fascinante qui fait oublier le caractère d'instrument à percussion du piano ? Armin Jordan et l'Orchestre de Paris en grande forme ont suivi cette option avec fidélité, ce qui a donné une interprétation d'ensemble d'une homogénéité que n'atteint pas toujours ce genre d'intervention ponctuelle d'un grand soliste de passage.

    En première partie, Armin Jordan avait dirigé La petite sirène de Zemlinsky. Cette fantaisie symphonique d'après le conte d'Andersen, créée en 1905, est d'un post-romantisme généreux, ample, débordant de couleurs. L'orchestre y est d'une belle efficacité, sonnant avec chaleur, sans dureté, phrasant avec charme, jusque dans les fragiles langueurs mortifères du dernier mouvement. Armin Jordan, avec une gestique d'une exemplaire simplicité, a tiré des musiciens parisiens tout ce qu'il voulait. Cela n'étonnera personne !




    Théâtre Mogador, Paris
    Le 22/04/2004
    Gérard MANNONI

    Concert de l'Orchestre de Paris sous la direction d'Armin Jordan au théâtre Mogador, Paris, avec la participation du pianiste Nikolaï Lugansky.
    Zemlinsky - Beethoven
    Nikolaï Lugansky, piano
    Orchestre de Paris
    direction : Armin Jordan

     


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