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CRITIQUES DE CONCERTS 28 janvier 2021

Christoph Eschenbach et l'Orchestre de Paris

L'homme de la quatrième
© Eric Sebbag

Christoph Eschenbach (© Eric Sebbag)

En octobre dernier Christoph Eschenbach dirigeait la 4e symphonie de Gustav Mahler. Reconversion réussie d'une pianiste honnête en brillant virtuose de la baguette.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 07/10/1999
Roger TELLART
 



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  • À l'ombre de ses grandes soeurs - les 2e & 3e Symphonies - inspirées elles aussi par le cycle poétique du Knaben Wunderhorn, la "petite" 4e de Mahler sonne comme une halte sur le chemin du compositeur autrichien, soucieux de " bâtir un monde " à l'orchestre. Avant tout, une oeuvre-piège dont la légèreté, teintée d'ironie, de mélancolie, et la versatilité de tons, de sons, de rythmes, prennent l'auditeur captivé comme en otage, dans le décor miné d'une Vienne carrefour de la Mittel-Europa au tournant du siècle

    Surtout connu jusqu'ici en tant que pianiste, Christoph Eschenbach, à la tête de l'Orchestre de Paris, vient de révéler très précieuses affinités mahlériennes. Disons qu'il est l'homme de cette 4e comme Bernstein l'était autrefois de la 3e avec les mêmes interprètes ; au gré d'un subtil va-et-vient entre un élégant nonchaloir et sensuelle ductilité. Sa grâce très particulière tient dans le miroitement des atmosphères et des contrastes. À l'image du chant de la soprano solo qui, à l'entrée du Lied terminal, oscille et plane entre rêve et réalité.
    Certes, l'oeuvre semble ici éprise de sa propre image. Mais sous le bonheur acoustique de l'approche (un bonheur qui inondait déjà, au lever de rideau, un Concerto pour violoncelle de Dvorak gonflé de sève, d'élan vital), Eschenbach sait transfigurer comme nul autre les équivoques nées du syndrome viennois, ce ballet de songes féeriques et d'ombres terrestres qu'il tire d'une formation manifestement subjuguée. Seule réserve : dans cette fresque superbement survolée et colorée de main de maître, le soprano de Heidi Grant-Murphy, au joli timbre mais à la projection un peu courte, n'était sans doute pas la complice rêvée dans le vaste espace de Pleyel. Une réserve qui ne compte guère, face à l'impressionnant "sans-faute" du chef et de l'orchestre.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 07/10/1999
    Roger TELLART

    Christoph Eschenbach et l'Orchestre de Paris
    Orchestre de Paris
    Direction musicale : Christoph Eschenbach
    Heidi Grant-Murphy, soprano

     


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