altamusica
 
       aide
















 

 

Pour recevoir notre bulletin régulier,
saisissez votre e-mail :

 
désinscription




CRITIQUES DE CONCERTS 24 janvier 2020

Concert de l'Orchestre national de Lyon sous la direction de Hugh Wolff, avec la participation du trompettiste David Guerrier, Ă  l'Auditorium Maurice Ravel, Lyon.

Engouement lyonnais pour Wagner
© E. Saulitis

Hugh Wolff

L'auditorium de Lyon a centré ce début d'année sur le répertoire germanique avec pas moins de trois programmes pour le seul mois de janvier. Au programme de ce soir, Hugh Wolff dirige des extraits symphoniques du Crépuscule de Wagner et la 88e symphonie de Haydn, tandis que le jeune trompettiste prodige David Guerrier défend magistralement Jolivet et Berio.
 

Auditorium Maurice Ravel, Lyon
Le 15/01/2005
Benjamin GRENARD
 



Les 3 dernières critiques de concert

  • Biennale Quatuors 2020 (3) : Les Russes

  • Biennale Quatuors 2020 (2) : Les Modernes

  • Biennale Quatuors 2020 (1) : Les Patrons

    [ Tous les concerts ]
     
      (ex: Harnoncourt, Opéra)




  • Des extraits symphoniques de Wagner constituent un Ă©vĂ©nement si important Ă  Lyon que l'Auditorium fait inĂ©vitablement salle comble. Le maĂ®tre de Bayreuth, trop Ă  l'Ă©troit dans la fosse de l'OpĂ©ra, est rĂ©duit chaque annĂ©e Ă  des exĂ©cutions en concert, situation assez indigne pour une ville de l'envergure culturelle de Lyon. AjoutĂ© Ă  la popularitĂ© grandissante du jeune David Guerrier, cette soirĂ©e apparaĂ®t naturellement comme un moment marquant de la saison.

    La symphonie de Haydn qui ouvre le concert n'est guère à la mesure de l'événement. Hugh Wolff a certes une idée très précise de la manière dont il veut faire sonner l'orchestre, accordant à l'ensemble une consistance travaillée et unie. L'interprétation demeure cependant bien raide et ne suffit pas à conquérir un public qui n'attend que la suite. Si les toux intempestives entre les deux premiers mouvements de quelques wagnériens cacochymes marquent un ennui probablement démesuré, il faut admettre que l'ONL ne sert pas au mieux ce répertoire.

    Après cet apéritif conventionnel, l'entrée de David Guerrier resitue l'événement dans une perspective plus intéressante, avec une exécution magistrale de deux ouvrages magnifiques du répertoire pour trompette. Le jeune prodige ne fait qu'une bouchée du Concerto de Jolivet comme de la Sequenza de Berio. La technique est toujours exemplaire, de surcroît au service de la musicalité la plus exigeante. Le timbre précisément acéré avec sourdine et la clarté du son dans Jolivet s'avèrent toujours passionnants. Plus encore dans Berio, la technique de Guerrier ne semble avoir de limite ; la moindre défaillance ne venant jamais émailler le passage d'un mode de jeu à l'autre, on reste confondu devant tant d'aisance.

    David Guerrier

    La seconde partie, consacrée à des extraits symphoniques de Crépuscule des Dieux, semble mal s'engager avec une entrée de trombones hasardeuse sur le motif du sort. Mais l'essentiel de la lecture, dans laquelle de beaux moments alternent avec quelques petits ratés, convainc globalement par sa belle tenue. Alors que les cuivres restituent au départ un son massif mais sans ampleur, ils trouvent une cohésion et une consistance beaucoup plus appropriées dans la Marche Funèbre.

    Si l'interprétation d'Hugh Wolff avoue quelques faiblesses dans les jointures entre extraits – déjà artificielles en soi –, et que l'Aube et le Lever du jour et la Mort de Siegfried se situent en deçà du reste, le Voyage de Siegfried sur le Rhin – avec David Guerrier au cor solo – ainsi que la Marche funèbre réservent de très beaux moments, notamment le superbe climat rendu par l'entrée pianissimo des timbales, ainsi que le climax. De manière générale, Hugh Wolff trouve un bon compromis entre l'image sonore de l'orchestre français et la matière wagnérienne, dans un répertoire pourtant extrêmement périlleux.

    Au final, on ne peut que se réjouir de cette prestation et, à défaut d'une production d'opéra digne de ce nom, on attendra la venue d'Emmanuel Krivine à l'Opéra pour un concert consacré aux Wesendonck Lieder et à des extraits de Parsifal.




    Auditorium Maurice Ravel, Lyon
    Le 15/01/2005
    Benjamin GRENARD

    Concert de l'Orchestre national de Lyon sous la direction de Hugh Wolff, avec la participation du trompettiste David Guerrier, Ă  l'Auditorium Maurice Ravel, Lyon.
    Joseph Haydn (1732-1809)
    Symphonie n° 88, en sol majeur, Hob.I:88 (1787)

    André Jolivet (1905-1974)
    Concerto pour trompette et orchestre n° 2 (1954)
    David Guerrier, trompette

    Luciano Berio (1925-2003)
    Sequenza X, pour trompette en ut et piano résonnant (1984)
    David Guerrier, trompette

    Richard Wagner (1813-1883)
    Crépuscule des dieux, extraits symphoniques (1876) :
    Aube et Lever du jour
    Adieux de Siegfried et Voyage de Siegfried sur le Rhin
    Marche funèbre
    Immolation de BrĂĽnnhilde

    Orchestre national de Lyon
    direction : Hugh Wolff

     


      A la une  |  Nous contacter   |  Haut de page  ]
     
    ©   Altamusica.com