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CRITIQUES DE CONCERTS 22 octobre 2018

Récital de Marc-André Hamelin au Trianon, dans le cadre du Festival Abeille Musique, Paris.

Du piano sans artifice

Marc-André Hamelin

Pour les amateurs de piano haut de gamme, il était hors de question de rater le récital du pianiste canadien Marc-André Hamelin au Trianon de Paris, dans le cadre du Festival Abeille Musique. Sachant qu'il ne se produit de surcroît pas si souvent dans la capitale, c'était une seconde bonne raison pour s'y précipiter. Et l'on ne fut pas déçu.
 

Théâtre Trianon, Paris
Le 06/12/2004
Sylvia AVRAND-MARGOT
 



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  • Marc-André Hamelin étant précédé d'une solide réputation de bête de technique, on s'attendait à en prendre plein les oreilles. C'est un pianiste tranquille, au physique presque discret, qui fait son entrée sur scène. Pourtant, dès les premières notes, il est évident que nous n'assistons pas à une soirée ordinaire.

    Quoi de plus difficile qu'une sonate de Haydn pour commencer un récital ? Il s'agit de ce genre de pièce qui ne supporte aucun artifice pianistique, aucun flou artistique sous peine de trahir le style. Hamelin n'en a pour sa part absolument pas besoin. Véritable régal pour les oreilles ? comme pour les yeux ?, l'articulation des phrases s'accompagne d'une gestuelle incroyablement variée. Notes attaquées de haut, accords griffés, touches effleurées, descente piquée de près, trait entier avec le troisième doigt, pédale parcimonieuse et appropriée. Une magnifique leçon de musique et de technique pianistique. Encadré par deux mouvements pris à un tempo d'enfer, le mouvement lent est expressif et coloré. Rarement la Sonate Hob. XVI/50 aura été aussi passionnante.

    Les Fantasiestücke op. 12 de Schumann sont de la même veine. Après l'entracte, place à un grand morceau de bravoure, la Paraphrase sur Ernani de Liszt. Enfin, trahissant son goût pour le répertoire oublié, la Symphonie pour piano solo de Charles-Valentin Alkan fait plaisir aux amateurs de grand spectacle. Tout semble si facile, si simple sous des doigts aussi virtuoses, solides et sensibles à la fois. Seuls signes de la performance physique, quelques légères crispations du visage vite estompées.

    Le public enthousiasmé, déchaîné, bisse à tout rompre. Toujours imperturbable, Hamelin donne des Jeux d'eaux de Ravel légers, ruisselants, fins, clairs. Insistance du public, humour d'Hamelin : un pastiche, une combinaison des Jeux d'eaux à la main droite combinés avec Singin' in the rain à la main gauche. En vrac et pour partager quelques moments supplémentaires, Hamelin donne encore une Etude de Chopin, un de ses arrangements de Pergolèse et une page de Bartók.

    Tout simplement superbe !




    Théâtre Trianon, Paris
    Le 06/12/2004
    Sylvia AVRAND-MARGOT

    Récital de Marc-André Hamelin au Trianon, dans le cadre du Festival Abeille Musique, Paris.
    Joseph Haydn (1732-1809)
    Sonate pour piano Hob.XVI/50

    Robert Schumann (1810-1856)
    Fantasiestücke, op. 12

    Franz Liszt (1811-1886)
    Paraphrase sur Ernani

    Charles-Valentin Alkan (1813-1888)
    Symphonie pour piano solo

    Marc-André Hamelin, piano

     


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