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CRITIQUES DE CONCERTS 24 septembre 2020

Première à Londres du Concerto pour violoncelle en la majeur de Dvorak.

Dvorak à l'Age des Lumières

Quiconque regardant l'annonce de ce Concerto pour violoncelle en la majeur de Dvorak, aurait pu croire √† une coquille. Mais l'oeuvre pr√©sent√©e par Steven Isserlis avec l'Orchestre de l'Age des Lumi√®res fut r√©ellement en la majeur et datait de 1865. Bien qu'elle ne f√Ľt pas pr√©sent√©e comme telle, il s'agissait tr√®s probablement d'une premi√®re londonnienne. Mais √©tait-ce r√©ellement Dvorak ?
 

Queen Elizabeth Hall, London
Le 22/03/2000
Barry MILLINGTON
 



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  • Dvorak laissa un concerto en la majeur sous la forme d'une partition pour violoncelle et piano, ne s'aventurant jamais √† l'orchestrer ou √† le pr√©parer en vue d'une ex√©cution. Ce n'est qu'en 1929 que le compositeur allemand Gunter Raphael r√©alisa sa propre √©dition de l'oeuvre, l'√©courtant drastiquement et remaniant fondamentalement sa structure th√©matique. Dans le programme, une apologie intitul√©e "Pourquoi je joue le Concerto pour violoncelle en la majeur de Dvorak dans la version Raphael", Isserlis sugg√®re que Raphael "a profond√©ment r√©vis√© le concerto comme il imaginait que le Dvorak de la maturit√© l'aurait fait, se serait-il repench√© sur l'oeuvre", rendant la partie de violoncelle plus lyrique, la forme moins exp√©rimentale. Quoi qu'il en soit, il applaudit √©galement Raphael pour avoir "pr√©serv√© l'esprit fondamental de l'original de Dvorak" - une affirmation bien plus discutable. L'oeuvre de Raphael a bien peu √† voir avec Dvorak, extirpant les idiosyncrasies de l'original en faveur d'un lyrisme onctueux. Raphael a peut-√™tre "am√©lior√©" le concerto - il a certainement rendu la partie orchestrale plus int√©ressante qu'elle ne l'√©tait dans la partition pour piano, et il a coup√© une bonne part de r√©p√©titions inutiles. Mais quel paradoxe de mobiliser un orchestre jouant sur instruments d'√©poque pour proposer ce qui est par essence un travestissement d'une oeuvre originale ! Isserlis s'est n√©anmoins r√©v√©l√© un d√©fenseur √©loquent de la version favoris√©e, flattant les envol√©es de ses lignes lyriques avec un ton chaleureux et vibrant.
    Le compl√©ment du programme consistait en l'ouverture, le scherzo et le finale de la Symphonie n¬į 1 Le Printemps de Schumann, pour lesquels la contribution de l'orchestre fut davantage sous les projecteurs, pas toujours √† son avantage cependant. Si les timbres plus percutants et les textures all√©g√©es produits par les instruments d'√©poque furent appr√©ciables, on se serait volontiers dispens√© de l'acidit√© des vents et de la rudesse de sonorit√©s souvent √©raill√©es. Il reste heureusement la direction fra√ģche et fougueuse de Paavo Jarvi. Sous sa coupe, l'Orchestre de l'Age des Lumi√®res offrit un jeu frissonnant de vie rythmique et d'un engagement g√©n√©reux mais chiche en finesse.




    Queen Elizabeth Hall, London
    Le 22/03/2000
    Barry MILLINGTON

    Première à Londres du Concerto pour violoncelle en la majeur de Dvorak.
    Steven Isserlis, violoncelle
    Orchestre de l'Age des Lumières
    Paavo Jarvi, direction
    Concerto pour violoncelle en la majeur de Dvorak - Symphonie n¬į 1 "Le Printemps" de Schumann.

     


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