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CRITIQUES DE CONCERTS 18 février 2018

Récital du pianiste Alfred Brendel dans le cadre de Piano**** au Théâtre du Châtelet, Paris.

Romantisme intériorisé et pastoral

Les très grands artistes surprennent toujours. Alfred Brendel est venu proposer une approche très intériorisée d'un répertoire romantique où la jeune génération libère aujourd'hui une énergie plus directe, comme lui-même quelques années en arrière. Un récital Piano**** aux teintes pastorales toute la soirée durant.
 

Théatre du Châtelet, Paris
Le 06/06/2005
Gérard MANNONI
 



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  • Le récital par les Neuf Variations en ré majeur sur un thème de Duport K. 573 de Mozart, entrée en matière purement magique. Délicatesse du toucher, finesse d'analyse, subtilité des nuances, le tout sur la pointe de la sensibilité ; un Mozart à la Watteau, ludique, dans une merveilleuse lumière irisée. Exceptionnel !

    Viennent ensuite les Kreisleriana de Schumann. On s'attendait un peu à retrouver les emportements du même Brendel qui avait, il faut bien le dire voici une vingtaine d'années au moins, révolutionné l'interprétation de ces pages avec une énergie et un lyrisme magistraux. Surprise totale, car cette fois c'est une lecture quasi schubertienne de l'oeuvre que Brendel nous propose. Modération de la dynamique, couleurs discrètes, pudeur de l'expression, un Schumann très intellectuel. Il est vrai que le compositeur était profondément impliqué dans tous les mouvements de pensée de son époque, mais on est en droit de trouver que freiner à ce point l'élan lyrique pour lui substituer un jeu aussi analytique est un peu excessif.

    Même attitude d'ailleurs avec les trois Moments musicaux de Schubert suivant l'entracte. Ici, nous avons presque droit à un jeu à la Glenn Gould ! Le Moment musical n°4 en ut dièse mineur en particulier est abordé presque comme du Bach ou du Rameau, avec un minimum de timbre, de pédale et de legato. Très étonnant et moyennement convaincant bien qu'ici aussi on ne puisse qu'admirer la subtilité d'une telle lecture qui remet en cause bien des idées reçues.

    C'est finalement avec la Sonate n° 15 de Beethoven que l'on retrouve les impressions miraculeuses du début de concert. Tout ici parle aussi bien à l'esprit qu'au coeur, avec une qualité de toucher unique en son genre. Contrairement à tant d'autres sonates, celle-ci se déroule dans un climat paisible et quasi bucolique qui l'a fait qualifier de « Pastorale ».

    C'est peut-être cette atmosphère qui convient ce soir à Alfred Brendel, qu'il aura distillée finalement pendant la quasi totalité de ce récital du Châtelet.




    Théatre du Châtelet, Paris
    Le 06/06/2005
    Gérard MANNONI

    Récital du pianiste Alfred Brendel dans le cadre de Piano**** au Théâtre du Châtelet, Paris.
    Mozart ? Schumann ? Schubert ? Beethoven
    Alfred Brendel, piano

     


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