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CRITIQUES DE CONCERTS 22 octobre 2019

Reprise de La Traviata à l'Opéra Bastille, Paris.

Traviata les yeux fermés
© Eric Mahoudeau

Opéra populaire par excellence, Traviata est de ces drogues dont les directeurs de théâtre ne peuvent se passer pour combler les sens des auditeurs comme les réservations des fauteuils. Reste que dans le cas de la récente production de l'opéra Bastille, un divan eût été plus adapté car il n'y avait rien à voir et tout à entendre.
 

Opéra Bastille, Paris
Le 17/04/2000
GĂ©rard MANNONI
 



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  • Dommage d'afficher une aussi belle distribution dans une aussi mauvaise production. La notion de rĂ©pertoire implique des reprises, mais encore faut-il les faire avec discernement. Proposer Olga Borodina et Gösta Winbergh dans la si mĂ©diocre mise en scène d'Arias pour Carmen est aussi absurde que de lancer d'aussi bons chanteurs que Gallardo-Domas, Villazon et Frontalli dans un spectacle de patronage comme cette Traviata due Ă  Jonathan Miller et Ian Mac Neil. Mieux vaut attendre deux ou trois ans et tenter une nouvelle aventure, comme l'OpĂ©ra de Paris l'a fait par exemple avec Les contes d'Hoffmann. Oublions donc ces dĂ©cors aussi peu esthĂ©tiques qu'encombrants et prĂ©tentieux, oublions l'absence totale de jugement sur les personnages de la mise en scène de Jonathan Miller dont la seule audace est de faire mourir Violetta sur un lit d'hĂ´pital - la manie actuelle du lit, comme dans Don Giovanni et La Dame de pique- et gardons plutĂ´t le souvenir de trois voix, très belles, parfaitement adĂ©quates et bien assorties. Cristina Gallardo-Domas, jeune chilienne habituĂ©e des lieux, reprenait le rĂ´le de Violetta oĂą elle avait dĂ©jĂ  succĂ©dĂ© Ă  Angela Georghiu. Timbre clair et onctueux, technique sans faille permettant toutes les nuances possibles, excellent contrĂ´le du souffle, elle pratique le plus beau chant qui soit et s'efforce de donner une consistance dramatique Ă  son personnage, y parvenant en particulier au dernier acte. Le jeune tĂ©nor mexicain Rolando Villazon, dĂ©jĂ  remarquĂ© dans La Bohème Ă  Lyon, est la rĂ©vĂ©lation de la soirĂ©e. BeautĂ© du timbre, qualitĂ© de l'Ă©mission, sens de l'interprĂ©tation, rien ne lui manque pour se lancer dans la plus enviable carrière. Excellent Germont aussi de Roberto Frontali, baryton Ă  la voix claire, vaillante et bien en place. Maurizio Benini dirige le tout sans excès d'imagination mais en habituĂ© de ce rĂ©pertoire. Alors, Ă  quand les mĂŞmes chanteurs dans une production digne de ce nom et de ce théâtre ?




    Opéra Bastille, Paris
    Le 17/04/2000
    GĂ©rard MANNONI

    Reprise de La Traviata à l'Opéra Bastille, Paris.
    La Traviata de Giuseppe Verdi
    Direction musicale : Maurizio Benini
    Mise en scène : Jonathan Miller
    DĂ©cors : Ian Mac Neil
    Costumes : Clare Mitchell
    Avec Cristina Gallardo-Domas (Violetta)-Hadar Halevi-De Vito (Flora)- Sinéad Mulhern (Annina)- Rolando Villazon (Alfredo)- Robert Frontali (Germont)- David Cangelosi (Gastone)- Stephen Richardson (Douphol)- Frank Leguerinel (D'Obigny)- Lmichael Druiett (Grenvil)- Patrick Foucher (Giuseppe)- Constantin Ghircau (Domestique)- Slawomir Szychowiak (Commissaire).

     


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