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CRITIQUES DE CONCERTS 21 novembre 2018

Rigoletto dans la production de Stéphane Braunschweig à Lausanne.

Rigoletto flirte avec la camarde
© Marc Vanappelghem

C'est sur fond de cercueils et de morbidité que Stéphane Braunschweig a choisi de brosser la figure tourmentée de Rigoletto. Aucune échappée n'est laissée au spectateur dans ce théâtre de l'étouffement. Une expérience intense.
 

Opéra, Lausanne
Le 28/03/2000
Sylvie BONIER
 



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  • Venu de la Monnaie, le Rigoletto de Verdi signé par Stéphane Braunschweig est arrivé à Lausanne sans une ride. L'intensité du spectacle ne s'affaiblit en effet jamais, tant la mort déploie ses ailes avec une constance obstinée sur cette production. Plus que la malédiction originelle qui mine l'action de cet opéra, c'est donc l'inexorabilité d'une fin annoncée que Braunschweig a préféré mettre en lumière. Maître ès accessoires, le metteur en scène s'est beaucoup intéressé au cercueil. L'objet, utilisé comme principal intervenant, se faufile ainsi entre chaque scène, sur roulettes ou appuyé aux murs. Quitte à alourdir le propos. On n'en voudra pourtant pas à Braunschweig de s'être ainsi concentré sur la grande faucheuse. Il le fait avec une telle acuité qu'il est difficile d'échapper à cette évidence-là, et que le grotesque des personnages de bal masqué qui accompagnent ce ballet morbide, place ce Rigoletto au rang des grands cauchemars lyriques. Sur cette sauce à l'encre, le piment est ajouté par Corrado Rovaris. Le jeune chef italien connaît le tranchant et le mordant d'un Verdi à l'agressivité intacte. Cet élan vital réconcilie la partition avec la vie, et offre aux chanteurs l'espace et l'énergie nécessaires pour développer leur expressivité. Celle de Monica Colonna n'est pas en reste, qui révèle une Gilda charnelle et sensible, aux couleurs nettes. Rigoletto expansif, Stefano Antonucci a le bouleversement facile. Mais la densité de son incarnation est irréprochable et son chant puissant. Seul bémol à poser sur l'ensemble d'une distribution équilibrée, le Duc de Mantoue de Justin Lavender aux aigus forcés et à la justesse approximative aura fait souffrir plus d'un auditeur.




    Opéra, Lausanne
    Le 28/03/2000
    Sylvie BONIER

    Rigoletto dans la production de Stéphane Braunschweig à Lausanne.
    Rigoletto de Giuseppe Verdi
    Direction musicale : Corrado Rovaris,
    Mise en scène et décors : Stéphane Braunschweig,
    Avec Stefano Antonucci (Rigoletto), Monica Colonna (Gilda), Justin Lavender (Le Duc de Mantoue), Eldar Aliev (Sparafucile), Cinzia de Mola (Maddalena), Jaco Huijpen (Monterone), Orfeo Zanetti (Matteo Borsa), Michael Nelle (Marullo), Camille Reno (le Comte Ceprano), Charlotte Müller (la Comtesse Ceprano), Delphine Gillot (le page), Humberto Ayerbe (un huissier).

     


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