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CRITIQUES DE CONCERTS 15 août 2018

Soirée Schubert au festival de Prades 2005.

Schubert entre ombre et lumière

Erika Raum

Le festival de Prades a la singularité de réunir depuis plusieurs années des artistes qui se connaissent et jouent souvent ensemble l'été. Son directeur artistique, le clarinettiste Michel Lethiec, retrouve donc des fidèles comme André Cazalet, Erika Raum, Arto Noras, Jean-Claude Pennetier ou David Grimal pour une soirée Schubert contrastée.
 

Abbaye de Saint Michel de Cuxa, Prades
Le 10/08/2005
Pauline GARAUDE
 



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  • Pour commencer, les Variations pour piano à quatre mains avec Christian Ivaldi et Jean-Claude Pennetier. Tous deux, amoureux de Schubert, en livrent une lecture lumineuse, qu'il s'agisse, dans certaines variations, d'un Schubert intimiste joué mezza vocce et privilégiant un climat mystérieux, un toucher velouté ; ou d'un Schubert plus expansif, où la brillance du timbre et l'éloquence du phrasé l'emportent.

    C'est de nouveau Pennetier que l'on retrouve dans l'Introduction et variations pour flûte et piano avec Benoît Fromanger, que Jean-Pierre Rampal définit comme « non seulement un merveilleux flûtiste mais aussi un musicien accompli qui fait honneur à l'école française de flûte ». Finesse et sensibilité du jeu, riche palette de couleurs, une émission toujours maîtrisée, un souffle idéal : voilà un Schubert charmeur par ses sonorités souples et enveloppantes.

    Mais cette soirée est aussi l'occasion d'entendre une oeuvre rare : l'Octuor pour cordes et vents en fa majeur. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore la violoniste Erika Raum, une habituée de Prades, comment ne pas être conquis par sa sensibilité attrayante et sa magnifique sonorité ? Dans la fraîcheur de sa trentaine, la spontanéité du jeu, un discours franc et éloquent, la Canadienne séduit indéniablement. Comme les autres membres de l'octuor dont on a l'impression qu'ils se surpassent ce soir.

    Une symbiose totale, une écoute attentive les uns des autres, des correspondances et dialogues élaborés entre les pupitres, tout Schubert y est résumé. Et c'est peut être dans le deuxième mouvement, l'Adagio, que son potentiel expressif atteint son summum. On aime le thème quasi mozartien de la clarinette de Michel Lethiec, ici en demi-teinte, l'échange entre violons et violoncelle, et la noirceur de la contrebasse de Niek de Groot qui nous plonge dans le mystère et les inquiétudes schubertiens.

    Dans le cadre inimitable de l'Abbaye de Saint Michel de Cuxa, une magnifique soirée Schubert, entre ombre et lumière.




    Abbaye de Saint Michel de Cuxa, Prades
    Le 10/08/2005
    Pauline GARAUDE

    Soirée Schubert au festival de Prades 2005.
    Franz Schubert (1797-1828)
    Variations pour piano à quatre mains sur un thème original en lab majeur
    Christian Ivaldi et Jean-Claude Pennetier, piano

    Introduction et Variations pour flûte et piano sur le lied « Trockne Blumen », D 802
    Benoît Fromanger, flûte
    Jean-Claude Pennetier, piano

    Octuor pour cordes et vents en fa majeur, D 803
    Benoît Fromanger, flûte
    Michel Lethiec, clarinette
    Amaury Wallez, basson
    André Cazalet, cor
    David Grimal, violon
    Erika Raum, violon
    Arto Noras, violoncelle
    Niek de Groot, contrebasse

     


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