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CRITIQUES DE CONCERTS 26 mai 2018

Concert de l'Ensemble Orchestral de Paris sous la direction de John Nelson, avec la participation du trompettiste et corniste David Guerrier au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.

Printemps précoce avenue Montaigne

Ce premier concert de la seconde partie de saison de l'Ensemble orchestral de Paris aurait pu n'être qu'une soirée d'hiver au coin du feu nelsonien ; ce fut bien plutôt l'éclosion d'un précoce printemps, poussant de nouveaux talents parmi lesquels le chef de l'EOP fait fort bien le jeune homme.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 10/01/2006
Anne-Béatrice MULLER
 



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  • Tant qu'à parler de jeunesse, le programme s'ouvre sur la trépidante et non moins célèbre ouverture de l'Échelle de soie de Rossini, troussée par l'orchestre chambriste avec une vivacité juvénile et un mordant que n'aurait pas reniés l'auteur du Barbier de Séville.

    On reste dans l'italianité avec la Symphonie pour vents en sol mineur de Donizetti, excellente occasion de mettre en valeur cette spécialité française par excellence, la phalange des vents. Si l'oeuvre, peu connue chez un compositeur prolixe mais plus apprécié pour sa production lyrique, n'est certes pas d'un intérêt exceptionnel, toutefois John Nelson et ses musiciens insufflent à la partition une fraîcheur romantique et un charme de bon aloi.

    Le fil conducteur de la seconde partie du concert consiste, fort logiquement en cette année de 250e anniversaire de la naissance, en un hommage à Mozart célébré par une commande de l'EOP au jeune compositeur Daniel Kellogg. Étrange mouvement pour cordes à seize parties, le Praegustatum de l'Américain déploie des crescendi bourdonnants où se mêlent, s'étirent, se déforment et se reconstruisent les thèmes de l'Ave verum du compositeur salzbourgeois. L'objet est relativement plaisant, même si incertain dans ses choix d'écriture, perché sur la frontière du tonal et de l'atonal.

    Plus que cette création, on retiendra la prestation formidable, à la trompette mais aussi au cor, du très jeune (21 ans) David Guerrier, musicien sudiste à la faconde généreuse et brillante dans le Concerto pour trompette, deux cors, cordes et continuo en ré majeur de Leopold Mozart, à la gravité recueillie, au timbre velouté dans le 4e concerto pour cor de Wolfgang Amadeus.

    La soirée s'achève sur l'Ouverture, scherzo et Finale op. 52 de Robert Schumann, partition brillante et poétique abordée avec une vivacité renouvelée par un orchestre décidément en veine printanière.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 10/01/2006
    Anne-Béatrice MULLER

    Concert de l'Ensemble Orchestral de Paris sous la direction de John Nelson, avec la participation du trompettiste et corniste David Guerrier au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.
    Gioacchino Rossini (1792-1868)
    La Scala di seta, ouverture en ut majeur

    Gaetano Donizetti (1797-1848)
    Symphonie pour vents en sol mineur

    Daniel Kellogg (*1976)
    Prægustatum, pour orchestre à cordes
    Création mondiale
    Commande de l'EOP pour le 250e anniversaire de la naissance de Mozart

    Leopold Mozart (1719-1787)
    Concerto pour trompette, deux cors, cordes et continuo en ré majeur
    David Guerrier, trompette

    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Concerto pour cor et orchestre n° 4, K. 495
    David Guerrier, cor

    Robert Schumann (1810-1856)
    Ouverture, Scherzo et Finale, op. 52

    Ensemble Orchestral de Paris
    direction : John Nelson

     


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