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CRITIQUES DE CONCERTS 20 février 2018

Suite de l'intégrale de la musique de chambre de Mozart par les musiciens du Festival Pablo Casals de Prades au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.

Mozart en toute simplicité

Le flûtiste Patrick Gallois

Pour l'édition 2006 de Prades aux Champs-Élysées, c'est avec joie que l'on a retrouvé les musiciens du festival Pablo Casals dans la suite de l'intégrale de la musique de chambre de Mozart, dont de clôture de cette deuxième saison, le 21 janvier, se déroulait sous le signe de la plus grande simplicité.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 21/01/2006
Pauline GARAUDE
 



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  • Le clarinettiste Michel Lethiec, les violoncellistes Arto Noras et François Salque, les « frères Pasquier » : toutes les grandes figures de Prades sont là, attestant, une fois de plus, d'une grande qualité musicale, toute de finesse, de raffinement. Et comment rendre plus bel hommage à Mozart qu'en le jouant avec autant de simplicité ?

    Dès l'Allegro du Trio avec piano en sol majeur, le décor est planté : un piano volubile, chantant, expressif ; et simple. Pas de rubato excessif ni de nuances trop prononcées, un phrasé délicatement ourlé. Sous les doigts d'Abdel Rahman El Bacha, Mozart coule de source. On pourrait en dire autant de Gil Sharon au violon et Arto Noras au violoncelle, dont la fluidité des jeux et des articulations très incisives font un Mozart lumineux et candide.

    Dans l'Allegro du quintette fragmentaire en sib majeur, Michel Lethiec séduit avec sa clarinette : doux ou rageurs, ses accents ponctuent avec grâce la phrase mozartienne. Et sa sonorité, qu'elle soit suave ou mordante, est toujours lumineuse. Quant au violoncelle d'Arto Noras, ses phrases s'étirent et se déploient jusqu'au dernier souffle, créant une merveilleuse unité dans ce quintette.

    Suit le Quatuor avec piano en mib majeur, avec au clavier le fils de Yehudi Menuhin, Jeremy témoignant lui aussi d'une grande sensibilité, comme le prouvent dès ses premières mesures le toucher du Larghetto. Les mains décollent à peine du clavier, le son est tenu, la nuance est plus dans le timbre que dans la force, l'expression très intérieure.

    La flûte irréelle de Patrick Gallois

    La seconde partie de cette soirée est dominée par la flûte de Patrick Gallois. Avec lui, le son est suspendu, irréel, la musique une douce rêverie. La mélodie plane et déroule élégamment ses courbes, ses couleurs chatoyantes et son caractère intimiste. Nul paradoxe, mais au contraire un équilibre dans le timbre et la sonorité. Et quelle brillance dans l'Allegretto grazioso qui conclut le Quatuor avec flûte en la majeur. De la fantaisie, des phrases légères et des cordes gracieuses : un Mozart plein d'humour et de fraîcheur.

    C'est avec le Quintette pour deux altos en mib majeur que se termine en beauté cette intégrale Mozart, grâce notamment au Quatuor Talich. Fluidité, énergie, l'Allegro di molto ouvre la fête avec une plénitude du chant et une luminosité étonnantes. Dans l'Andante, le violoncelle souligne un certain désarroi, auquel les altos redonnent de la transparence. L'ombre et la lumière, ici, s'affrontent le temps d'un éclair. Dans le Menuetto et l'Allegro final, on retrouve cette sonorité brillante, ces accents ironiques, joyeux, rieurs, pleins de gaîté et de grâce. Le Mozart qui était capable de faire passer tant d'affects, toujours avec des moyens musicaux parmi les plus simples.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 21/01/2006
    Pauline GARAUDE

    Suite de l'intégrale de la musique de chambre de Mozart par les musiciens du Festival Pablo Casals de Prades au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.
    Prades aux Champs-Élysées
    Intégrale des oeuvres de musique de chambre de Mozart, deuxième saison.

    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Trio avec piano en sol majeur, K. 564
    Abdel Raman el Bacha, piano
    Gil Sharon, violon
    Arto Noras, violoncelle

    Allegro d'un Quintette en sib majeur, K. Anh. 91
    Michel Lethiec, clarinette
    Mihaela Martin & Gil Sharon, violon
    Vladimir Mendelssohn, alto
    Arto Noras, violoncelle

    Quatuor avec piano en mib majeur, K. 493
    Jeremy Menuhin, piano
    Mihaela Martin, violon
    Bruno Pasquier, alto
    François Salque, violoncelle

    Quatuor avec flûte en sol majeur, K. 285a
    Quatuor avec flûte en ut majeur, K. 285b
    Quatuor avec flûte en la majeur, K. 298
    Patrick Gallois, flûte
    Gil Sharon, violon
    Vladimir Mendelssohn, alto
    Frans Helmerson, violoncelle

    Quintette à deux altos en mib majeur, K. 614
    Nobuko Imai, alto
    Quatuor Talich

     


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