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CRITIQUES DE CONCERTS 22 février 2018

Récital de l'Octuor de la Philharmonie de Berlin, avec la participation du pianiste Gianluca Cascioli dans le cadre de Piano**** à la salle Gaveau, Paris.

Un absolu du romantisme
© Silvia Lelli

Rendez-vous annuel avec d'éminents spécialistes du répertoire germanique : les musiciens de l'Octuor de la Philharmonie de Berlin nous plongent dans le plus absolu des romantismes, entraînant Gianluca Cascioli dans une très attachante aventure brahmsienne, avant le récital que le jeune pianiste donnera le 15 de ce mois.
 

Salle Gaveau, Paris
Le 10/03/2006
Gérard MANNONI
 



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  • D'abord, et comme toujours, c'est la sonorité des cordes qui envoûte. Le Quintette en fa mineur op. 34 de Brahms est un test imparable en ce domaine. C'est l'une des pages de musique de chambre les plus connues du compositeur. Nous en avons donc maints souvenirs interprétatifs en mémoire, mais dès les premières mesures, un univers sonore bien particulier s'impose, fait d'onctuosité et de fermeté, de profondeur et d'apesanteur. On y trouve la chaleur des couleurs, la vérité de la dynamique et aussi une clarté particulière qui n'est pas toujours donnée à l'oeuvre, et peut-être dûe à la présence de Gianluca Cascioli au piano.

    Le jeune pianiste apporte en effet une lumière plus méditerranéenne sans rien trahir de la pensée d'une partition si emblématique du romantisme allemand. Le rencontre est étonnante, car on sent bien que Cascioli acquiert au contact de cette musique une profondeur de toucher nouvelle, qu'il se livre à un autre type de réflexion qui le conduit à un rapport différent avec l'instrument. Il fallait oser associer ce virtuose hyper doué mais qui n'a pas toujours été complètement au bout de ses possibilités avec ces tenants de la plus vénérable tradition instrumentale d'outre-Rhin. Cela donne en tout cas une interprétation d'une vie et d'une intensité nouvelles.

    Même si Beethoven prétendait ne pas beaucoup l'aimer, son Septuor en mib majeur op. 20 est un exemple assez magique de son écriture instrumentale. Alliant violon, alto, clarinette, cor, basson, violoncelle et contrebasse, la pièce demande implique quasiment une sonorité d'orchestre miniature, à dominante de couleurs graves et douces, demandant un investissement de soliste à chaque instrumentiste.

    Nous ne touchons évidemment pas aux profondeurs abyssales des quatuors, mais jouée avec un sens musical aussi parfait, une idée aussi exacte de la place qu'une telle oeuvre a dans le catalogue beethovénien et dans l'histoire de la musique de chambre, une aussi haute qualité d'exécution instrumentale reste un voyage romantique d'un charme irrésistible et rare, car on ne réunit pas si facilement pareille variété d'interprètes pour un seul concert. C'est ce qui contribue à rendre ces rendez-vous avec les musiciens berlinois si importants pour tout amateur de musique de chambre.




    Salle Gaveau, Paris
    Le 10/03/2006
    Gérard MANNONI

    Récital de l'Octuor de la Philharmonie de Berlin, avec la participation du pianiste Gianluca Cascioli dans le cadre de Piano**** à la salle Gaveau, Paris.
    Johannes Brahms (1833-1897)
    Quintette pour piano et cordes en fa mineur, op. 34
    Gianluca Cascioli, piano

    Ludwig van Beethoven (1770-1827)
    Septuor pour vents et cordes en mib majeur, op. 20

    Membres de l'Octuor de la Philharmonie de Berlin

     


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