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CRITIQUES DE CONCERTS 20 novembre 2018

Récital de Nikolai Lugansky au Théâtre des Champs Elysées, Paris.

Trop classique, Lugansky ?
© Xavier Lambours

La brillante réussite de son enregistrement récent des études de Chopin donnait très envie d'aller entendre ce brillant et prometteur jeune pianiste. Déception relative, les subtilités du disque semblent envolées au profit d'un classicisme propre mais un peu glacé. Un petit coup de trac devant un théâtre des champs Elysées comble, ou la difficile tâche de succéder à l'invincible Kissin ?
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 28/04/2000
Gérard MANNONI
 



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  • Lorsque Nicolaï Lugansky déclarait à AltaMusica (voir notre entretien) que chaque pianiste russe avait sa propre personnalité, au-delà de toute école, il avait raison. Rien de commun entre son jeu et celui d'Evgueny Kissin entendu trois jours plus tôt dans cette même salle. Parler de déception est peut-être excessif, car le défi à relever était immense. Disons plutôt que le jeu de Lugansky est moins étonnant, moins unique, moins perturbant que celui de Kissin et que le programme choisi pour ce récital accentuait encore ces différences.


    Trop classique, Lugansky ? En tout cas sûrement un peu trop sage, sauf en quelques occasions comme pour les trois dernières Etudes de l'opus 25 de Chopin, jouées dans un élan romantique somptueux, transformant le piano en orchestre complet, mais non sans quelques brutalités peu chopiniennes. Les autres Etudes avaient été interprétées avec une belle technique, mais sans inspiration particulière. Ce jeu " orchestral " et cette technique de haute volée se retrouvaient intacts dans la Suite de la Belle au bois dormant, transcription par Pletnev de quelques passages du ballet de Tchaïkovski. Comment ne pas admirer la plastique digitale de Lugansky ; ces changements de couleurs, ces transitions fluides du tonnerre vers la plus extrême légèreté. Mais comment ne pas regretter aussi que ce ne soit pas mis au service d'une musique plus intéressante ? La partition originale est magnifique mais n'y-a-t-il pas dans le répertoire pianistique des pages plus apte à montrer l'étendue et la nature d'un tempérament que cette transcription ? On serait d'ailleurs tenté de trouver que la Sonate n° 18 de Mozart qui ouvrait la soirée et les extraits des Saisons de Tchaïkovski joués après l'entracte étaient également des choix discutables ne permettant pas à Lugansky de se présenter sous son meilleur jour. Il n'en reste pas moins vrai qu'à vingt-sept ans, ce pianiste mérite la plus grande attention. On attend avec impatience qu'il soit en mesure de concrétiser au concert les immenses espoirs qu'il suscite au disque.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 28/04/2000
    Gérard MANNONI

    Récital de Nikolai Lugansky au Théâtre des Champs Elysées, Paris.
    Récital Nicolaï Lugansky
    Oeuvres de Mozart- Chopin- Tchaïkovsky-Tchaïkovsky/Pletnev.

     


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