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CRITIQUES DE CONCERTS 18 octobre 2018

Concert de l'Ensemble Orchestral de Paris sous la direction de Pietari Inkinen, avec la participation du pianiste Till Fellner au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.

Enchantement mozartien
© Roberto Masotti

Till Fellner

Concert salutaire au milieu du vacarme parisien que celui d'un Ensemble Orchestral de Paris en robuste forme, emmené au Théâtre des Champs-Élysées par la baguette juvénile du Finlandais Pietari Inkinen et charmé avant tout par la grâce viennoise du pianiste Till Fellner dans un concerto de Mozart élégant et enchanteur.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 09/05/2006
Anne-Béatrice MULLER
 



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  • John Nelson, on le sait et on s'en félicite régulièrement, a pour la jeunesse une prédilection toute singulière, lui qui pourrait encore fort bien s'en réclamer. C'est certainement ce qui l'a conduit à confier, pour ce concert, la direction de l'EOP au très jeune chef Pietari Inkinen, jusqu'alors inconnu dans la capitale.

    Issu de la Sibelius Academy, le Finlandais est aussi violoniste : cela se voit et s'entend. D'une gestique ample, mesurée, exempte de toute frénésie ? aux antipodes d'ailleurs, de la vivacité extrême de John Nelson ?, il entraîne des cordes, qui, sur les pas de la toujours excellente Deborah Nemtanu, violon solo supersoliste, sonnent avec ampleur et, surtout, une grande expressivité.

    Cela même si la 4e suite pour orchestre, dite Mozartiana, de Tchaïkovski est en définitive une pièce relativement anecdotique. Resté à part dans le répertoire symphonique du compositeur russe, ce pot-pourri mozartien eut pour prétexte de célébrer le centenaire des Noces de Figaro. Réécrit par Tchaïkovski dans un style et avec une orchestration tout personnels, il recèle cependant des passages d'une grande beauté formelle, à l'image de la Preghiera, qui reprend la transcription par Liszt de l'Ave Verum.

    C'est lorsque Till Fellner s'assoit au piano que le charme commence à opérer véritablement. Le pianiste autrichien survole littéralement l'instrument, et même le Steinway plutôt dur du Théâtre des Champs-Élysées sonne avec une tendresse, une suavité presque féminines dans le 27e concerto pour piano, chef-d'oeuvre du crépuscule qui rappelle que lorsque Mozart meurt un an après sa composition, c'est un jeune homme qui disparaît. Merveille de grâce simple et sereine, qui trouve ici un interprète aussi respectueux qu'inspiré, et dont le jeu élégant, jamais percussif, enchante littéralement.

    Après les images claires et raffinées, le très subtil gris Trianon du concerto, la Sinfonietta de Poulenc arbore des airs canailles et bariolés. Mais c'est une canaille élégante et très française de ton et de composition. L'oeuvre est puissamment cinématographique, autant dans son rythme que dans sa dramaturgie, évoquant un univers situé quelque part entre Marcel Carné et Alfred Hitchcok. La direction volontiers dramatique, frémissante et toujours expressive de Pietari Inkinen rend justice à une partition qui reste, en définitive, la seule vraie page symphonique du compositeur français.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 09/05/2006
    Anne-Béatrice MULLER

    Concert de l'Ensemble Orchestral de Paris sous la direction de Pietari Inkinen, avec la participation du pianiste Till Fellner au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.
    Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)
    Suite pour orchestre n° 4 en sol majeur, « Mozartiana », op. 61

    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Concerto pour piano n° 27 en sib majeur, K. 495
    Till Fellner, piano

    Francis Poulenc (1899-1963)
    Sinfonietta, FP 141

    Ensemble Orchestral de Paris
    direction : Pietari Inkinen

     


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