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CRITIQUES DE CONCERTS 16 novembre 2018

Récital du pianiste Nicholas Angelich à l'Auditorium du Louvre, Paris.

Angelich sur les cimes

Nicolas Angelich

Dans un programme où il a déjà fait ses preuves, Nicholas Angelich a confirmé lors d'un court récital de midi à l'Auditorium du Musée du Louvre la valeur et l'intérêt de son apport dans l'approche actuelle du grand répertoire romantique. Un jeu impressionnant de maîtrise et d'intelligence dans l'approche de maîtres du clavier comme Beethoven ou Brahms.
 

Auditorium du Louvre, Paris
Le 11/04/2006
Gérard MANNONI
 



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  • Son récent disque Brahms est là pour en témoigner : Nicholas Angelich est aujourd'hui parvenu à un degré de maturité artistique qui dépasse largement la simple prouesse technique et digitale. Certes, il prend plaisir à adopter souvent des tempi extrêmes, comme dans le premier mouvement de la Sonate Waldstein de Beethoven ou dans les Variations Paganini de Brahms.

    Et là, c'est vrai, on est d'abord admiratif devant tant de sûreté et d'habilité digitiale, devant la souplesse, la fermeté et l'agilité du travail de bras et de poignets. Une sorte d'émotion au premier degré, comme en procurent d'ailleurs beaucoup de ses contemporains.

    Mais, comme il joue aussi la 12e sonate de Beethoven et les 2 rhapsodies op. 79 de Brahms qui appellent des climats plus calmes ? tout comme le deuxième mouvement de la Waldstein ? on se rend vite compte que toutes ces interprétations vont infiniment au-delà et qu'un propos des plus approfondis soutient ces édifices.

    Le Beethoven de Nicholas Angelich est bien sûr respectueux d'une certaine tradition et de règles de base incontournables. Néanmoins, par le jeu des accentuations souvent nouvelles et inattendues, par la manière dont certaines phrases sont dessinées, modelées, colorées ? et on pense encore au deuxième mouvement de la Waldstein ou à certaines variations de Brahms, y compris les plus acrobatiques ? c'est un éclairage différent qui est porté sur le piano romantique, ou tout au moins une approche si pertinente qu'elle donne à réfléchir.

    Il n'y a là rien d'ostentatoire. Juste une terrible et absolue sincérité qui révèle de manière exemplaire comment on peut vivre aujourd'hui, à 35 ans, des pages qui regorgent d'une sève vitale si souvent oubliée au fil des ans et des écoles. Alors, on reçoit cela en plein visage, ou en plein coeur, selon la nature des oeuvres.

    Plus qu'une redécouverte, il s'agit d'une nouvelle appropriation mise à la disposition de notre sensibilité. Il y a assez de repères pour qu'on ne s'affole pas, mais assez de personnalité pour que le voyage proposé soit pour nous stimulant, différent, bien plus proche de nous et nous pousse même à écouter d'autres interprétations d'une oreille plus perspicace, plus exigeante. C'est impressionnant de talent, et aussi d'intelligence.




    Auditorium du Louvre, Paris
    Le 11/04/2006
    Gérard MANNONI

    Récital du pianiste Nicholas Angelich à l'Auditorium du Louvre, Paris.
    Beethoven?Brahms
    Nicholas Angelich, piano

     


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