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CRITIQUES DE CONCERTS 25 mai 2018

Concert de l'Orchestre de Paris sous la direction de Osmo Vänskä, avec la participation du pianiste Radu Lupu au Théâtre Mogador, Paris.

L'élan juvénile d'Osmo Vänskä
© Seppo Sirkka

Pour son premier concert à la tête de l'Orchestre de Paris, le chef finlandais Osmo Vänskä a imprimé aux oeuvres de Tchaïkovski un sceau interprétatif tout à fait original, alors que le pianiste roumain Radu Lupu s'est élevé dans le Concerto en ré mineur K. 466 sur les plus hautes cimes mozartiennes.
 

Théâtre Mogador, Paris
Le 01/06/2006
Michel LE NAOUR
 



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  • La réputation du chef d'orchestre Osmo Vänskä a dépassé largement les frontières de sa Finlande natale, en particulier par les enregistrements qu'il a réalisés de l'oeuvre de son compatriote Sibelius à la tête de son orchestre de Lahti. Son apparition à Paris n'est pas passée inaperçue tant il a su imposer une vision très dynamique à la fois de la 4e suite pour orchestre « Mozartiana » et, après l'entracte, de la 5e symphonie du même Tchaïkovski.

    Le climat volontiers réactionnaire de la première ? des pièces élégantes de Mozart transcendées en 1887 par une orchestration à l'esthétique romantique ? fait contraste avec le fatum et la tragédie présentes dans la seconde composée un an plus tard. L'Orchestre de Paris semble se jouer des difficultés de cette Mozartiana où chaque pupitre est mis en valeur par une direction très souple et très aérée ? on admirera la subtilité et la sensualité du violon soliste de Roland Daugareil.

    Apothéose de la danse

    Dans la symphonie, la pulsation est soulignée avec beaucoup de pertinence ? l'Allegro initial très enflammé et rythmé prouve qu'Osmo Vänskä a pris en compte l'intérêt que portait Tchaïkovski à la 7e symphonie de Beethoven. L'Allegro vivace final est emporté par une véritable apothéose de la danse qui s'oppose à la noirceur du mouvement lent ? Andante cantabile con alcuna licenza où le cor d'André Cazalet réalise des miracles ? et à la chorégraphie un rien insistante de l'Allegro moderato plus germanique par sa densité que réellement slave.

    La participation du pianiste Radu Lupu dans le 20e concerto en ré mineur K. 466 de Mozart avait en première partie apporté ce supplément d'âme grâce à une sonorité épurée et lumineuse, souple, au galbe plastique souverain sans équivalent à l'heure actuelle. La texture musicale paraît refléter avec une vérité confondante le tempérament à la fois tragique et vif argent de Mozart.

    À l'écoute d'un orchestre incisif bien qu'étoffé, calé dans sa chaise, participant même par le geste aux échanges entre les instruments et le clavier, Radu Lupu, avec une grâce que contrarie son apparence physique, donnait raison ce soir-là à Baudelaire pour qui « la musique creuse le ciel ».




    Théâtre Mogador, Paris
    Le 01/06/2006
    Michel LE NAOUR

    Concert de l'Orchestre de Paris sous la direction de Osmo Vänskä, avec la participation du pianiste Radu Lupu au Théâtre Mogador, Paris.
    Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)
    Suite pour orchestre n° 4 en sol majeur op. 61, « Mozartiana » (1887)

    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Concerto pour piano et orchestre n° 20 en ré mineur, K. 466 (1785)
    Radu Lupu, piano

    Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893)
    Symphonie n° 5 en mi mineur, op. 64 (1888)

    Orchestre de Paris
    direction : Osmo Vänskä

     


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