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CRITIQUES DE CONCERTS 18 novembre 2018

Concert de l'Orchestre de Paris sous la direction de Pierre-André Valade et Gilbert Amy, avec la participation du violoncelliste Jean-Guilhen Queyras à la salle Pleyel, Paris.

Un Amy qui vous veut du bien
© Philippe Hurlin

Pierre-André Valade

Après une prestation décevante sous la direction de Frédéric Chaslin, l'événement de ce nouveau concert de musique française de l'Orchestre de Paris aura été la création parisienne du Concerto pour violoncelle de Gilbert Amy. Une oeuvre évocatrice, à l'écriture libérée, qui peut prétendre à une entrée durable au répertoire.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 27/09/2006
Laurent VILAREM
 



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  • Quelle idée saugrenue que de programmer une oeuvre de Saint-Saëns en ouverture d'un festival de musique contemporaine comme les Paris de la musique ! D'autant que, mollement défendue par la baguette de Pierre-André Valade, la Suite en ré fait l'effet d'un pétard mouillé. Passons alors rapidement à ce qui constitue l'événement de la soirée : la création du Concerto pour violoncelle de Gilbert Amy.

    On gardait du compositeur l'image d'un post-sériel qui avait connu son heure de gloire dans les années 1970. Sa musique, très bien écrite, suscitait néanmoins davantage de respect que d'enthousiasme, tout en gageant que ce Concerto pour violoncelle allait changer la donne. Bingo ! Porté en triomphe, Gilbert Amy à la tête de l'Orchestre de Paris offre une grande partition.

    Commençant par une longue cadence où le soliste fait entendre des bribes de mélodies en harmoniques suraiguës, l'oeuvre dégage une enivrante poésie et parvient grâce à une écriture plus libre qu'à l'accoutumée, à des moments de lyrisme en apesanteur. Si dans cette demi-heure de musique, le compositeur n'échappe pas à certains tics, notamment dans les épisodes plus violents, le violoncelle suprêmement élégant de Jean-Guilhen Queyras, tendu comme un fil, prêt à l'évaporation, entraîne dans un ailleurs envoûtant. Belle réussite que ce concerto qui s'avère l'une des plus grandes réussites de son auteur, et dont on espère qu'il saura trouver de nombreux solistes pour le défendre.

    Après l'entracte, le chef Pierre-André Valade semble vouloir en découdre avec l'orchestre de Jeux de Debussy. Adoptant un tempo ultra rapide, il passe à côté de l'intense nostalgie et met curieusement en péril les cordes de l'Orchestre de Paris, ce soir brouillonnes et dépassées.

    Dans le Chant du Rossignol de Stravinski, si des cuivres et des vents particulièrement somptueux s'accommodent très bien de la virtuosité que réclame une nouvelle fois le chef français, les cordes ne paraissent pas à avoir le mordant adéquat. Il est à l'actif de Pierre-André Valade d'avoir bousculé l'Orchestre de Paris, plus habitué à rechercher un son moelleux et plein ; ses lectures ne sont néanmoins que de simples survols de pièces majeures de la littérature orchestrale du début du XXe siècle.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 27/09/2006
    Laurent VILAREM

    Concert de l'Orchestre de Paris sous la direction de Pierre-André Valade et Gilbert Amy, avec la participation du violoncelliste Jean-Guilhen Queyras à la salle Pleyel, Paris.
    Camille Saint-Saëns (1835-1921)
    Suite pour orchestre

    Gilbert Amy (*1936)
    Concerto pour violoncelle
    Jean-Guilhen Queyras, violoncelle
    (direction : Gilbert Amy)

    Claude Debussy (1862-1918)
    Jeux

    Igor Stravinsky (1882-1971)
    Le chant du rossignol

    Orchestre de Paris
    Direction : Pierre-André Valade

     


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