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CRITIQUES DE CONCERTS 22 mai 2018

Concert Mozart par Maria João Pires, Ricardo Castro et Augustin Dumay avec la participation de l'Orchestre de chambre de Wallonie au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.

En toute discrétion
© Eduardo Gageiro / DG

Voilà un concert où la complicité, l'amitié et la tendresse qui unissent les interprètes donnent son plein sens à la musique de Mozart. Maria João Pires a toujours le même toucher miraculeux qu'il y a trente ans, Ricardo Castro s'avère la subtilité même sous une apparence massive, et Augustin Dumay reste le plus délicat des violonistes français.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 25/09/2006
Nicole DUAULT
 



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  • Maria João Pires, Ricardo Castro et Augustin Dumay : trois artistes à l'opposé de ces stars internationales qui, associées à un orchestre de rencontre, nous envoient au visage des oeuvres peaufinées sans savoir comment le public les ressent. Avec ce trio d'exception, on a au contraire l'impression d'entrer subrepticement dans des conversations primesautières ou graves, commencées longtemps à l'avance, de participer à des confidences à peine murmurées.

    À l'écoute 3e concerto pour violon en sol majeur, on se prête à sourire avec Dumay quand sa haute silhouette se plie vers les musiciens et virevolte au cours de ce dialogue où l'orchestre et le soliste se posent des questions piquantes et apportent des réponses inattendues. Le violoniste et son orchestre s'amusent du style galant de Mozart tout en préservant cette pointe de tragique qui perce sous l'allégresse. Dans le bel Adagio, sous une brise légère sait se lever un vent plus fort.

    Vraisemblablement de quelques mois plus ancienne, la 29e symphonie est l'avant-dernière qu'écrit Mozart avant un inexplicable silence de quatre ans dans ce domaine. La clarté, le sens des modulations sont les qualités du violoniste Dumay : elles sont également celle du chef d'orchestre qui accentue la richesse de cette oeuvre à la vitalité jamais prise en défaut, distillée avec un savant mélange de retenue et d'exubérance par une petite vingtaine d'instrumentistes.

    La Sonate pour piano à quatre mains, K. 521 que Mozart lui-même jugeait difficile est l'instant de virtuosité de la soirée. Sous les doigts de Maria João Pires et de Ricardo Castro, elle s'égrène avec brio mais aussi avec simplicité. Sous le pétillement étincelant des doubles croches, les deux interprètes brillantissimes laissent poindre un léger tourment mais avec une remarquable sobriété.

    La complicité des deux pianistes et du chef est plus évidente encore dans le 10e concerto pour piano, écrit pour deux solistes. Aucune esbroufe, les thèmes circulent d'un clavier à l'autre, sont chantés, murmurés dans une atmosphère mélancolique. Du grand art, limpide, en toute discrétion.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 25/09/2006
    Nicole DUAULT

    Concert Mozart par Maria João Pires, Ricardo Castro et Augustin Dumay avec la participation de l'Orchestre de chambre de Wallonie au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.
    Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791)
    Concerto pour violon n° 3 en sol majeur, K.216
    Augustin Dumay, violon et direction

    Symphonie n° 29 en la majeur, K.201

    Sonate pour piano à 4 mains en ut majeur, K.521
    Concerto pour 2 pianos n° 10 en mib majeur. K. 365
    Maria João Pires et Ricardo Castro, pianos

    Orchestre de chambre de Wallonie
    direction : Augustin Dumay

     


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