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CRITIQUES DE CONCERTS 03 avril 2020

Boris Godounov au Théâtre Graslin, Nantes.

Un tsar couronné à Nantes

Sans grandes stars internationales, l'Opéra de Nantes réussit à monter un Boris Godounov parfaitement convaincant grâce à une distribution équilibrée et à une mise en scène sobre et astucieuse.
 

Théâtre des Abbesses, Paris
Le 04/05/2000
GĂ©rard MANNONI
 



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  • Pari gagnĂ© pour l'OpĂ©ra de Nantes qui a su une fois encore rĂ©ussir une production des plus intĂ©ressantes sans puiser dans les coĂ»teuses ressources du grand circuit de chanteurs internationaux. Les voix sont bonnes et adĂ©quates, notamment le Boris de Maxim Mikhailov, mais avec une rĂ©serve pour la Marina de Nina Romanova, assez vieille Ă©cole russe quant au vibrato. La mise en scène traite efficacement le sujet avec sagesse mais non sans idĂ©es originales. L'estonien Neeme Kuningas a une vision traditionnelle mais exacte de cet univers fait de grandeur et de misère, d'ambition et d'intrigue, oĂą la plus extrĂŞme richesse cĂ´toie la pauvretĂ© la plus sordide, oĂą les innocents sont plus sages que les politiques. Ainsi, l'Innocent, justement, prĂ©sent dès la première scène au centre de l'action, sera lĂ  aussi pour recueillir le dernier souffle de Boris qui le dĂ©signe alors comme le "nouveau tsar". C'est l'une des bonnes idĂ©es du spectacle, tout comme la sobriĂ©tĂ© du dĂ©cor fait de trois praticables de bois brut aptes Ă  Ă©voquer par de rapides changements les divers lieux de l'action, ou encore comme ces habiles Ă©clairages qui donnent du relief et de la diversitĂ© aux diffĂ©rentes scènes. La version choisie est celle rĂ©Ă©crite en 1872 par Moussorgski après le refus d'une première partition par la direction des Théâtres ImpĂ©riaux. Elle comporte donc l'acte polonais, et l'on a choisi de placer la mort de Boris Ă  la fin, comme cela avait aussi Ă©tĂ© fait parfois par le compositeur. Sous la baguette de Paul Mägi, choeur et orchestre ont rendu pleine justice Ă  cette musique complexe, parfois un peu rude par son Ă©criture, mais d'une puissance dramatique et d'une couleur fabuleuses.




    Théâtre des Abbesses, Paris
    Le 04/05/2000
    GĂ©rard MANNONI

    Boris Godounov au Théâtre Graslin, Nantes.
    Boris Godounov de Modeste Moussorgski
    Direction musicale : Paul Mägi
    Mise en scène : Neeme Kuningas
    DĂ©cors et costumes : Anna Konter
    Lumières : Philippe Mombellet
    Maîtrise de l'Opéra de Nantes
    Choeur de l'Opéra de Nantes
    Orchestre National des Pays de Loire.
    Avec Maxim Mikhailov (Boris Godounov), Greg Ryerson (Pimène), Marek Torzwski (Dimitri), Nina Romanova (Marina), Rosalind Elliman (Feodor), Laurence François (Xenia), Jacqueline Mayeur (La nourrice, l'aubergiste), Pertti Mäkelä (Chouïski), Jeremy Huw Williams (Tchelkalov), Desmond Byrne (Rangoni), Mark Beesley (Varlaam), Antoine Normand (Missaïl), Nicholas Garrett (Nikitich, Tchernikorsky), Bruno Guitteny (L'innocent), René Linnenbank (Mitioukha), Michel Eumont (Un boyard messager, Kroutchov).

     


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