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CRITIQUES DE CONCERTS 24 mai 2018

Concert de l'Orchestre national d'Île-de-France sous la direction de Yoel Levi dans le cadre des Paris de la musique à la salle Pleyel, Paris.

Le paradis de Jean-Louis Florentz

La musique de Jean-Louis Florentz est une des plus sensuelles et des plus luxuriantes d'aujourd'hui. Pour ce concert des Paris de la musique, l'Orchestre national d'Île-de-France a magnifiquement rendu hommage à Qsar Ghilâne, dernière oeuvre orchestrale de son auteur disparu en 2004.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 13/10/2006
Laurent VILAREM
 



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  • À sa création par l'Ensemble Orchestral de Paris en 2003, Qsar Ghilâne de Jean-Louis Florentz paraissait un ton en dessous des sortilèges des Jardins d'Amenta ou de la coulée magique de l'Enfant des îles, précédentes pièces orchestrales de leur auteur. Le premier mérite de ce concert aura été de rendre justice à une pièce plus secrète. Car Yoel Levi, à la tête de l'Orchestre national d'Île-de-France, délaisse tout spectaculaire pour un tempo plus étale qui laisse éclater le génie d'une orchestration particulièrement somptueuse et profuse. Rarement la musique d'un compositeur contemporain aura paru plus heureuse et lumineuse !

    Qsar Ghilane, qui peut se traduire par « le palais des Djinns qui déroutent les nomades », est une oasis du sud tunisien, et c'est à une véritable oasis musicale que l'auditeur est convié : cordes-troncs sur lesquels pépient des vents ; bourrasques de trompette ? excellente Nadine Schneider ? qui embrasent un discours sans véritable dramaturgie.

    C'est une musique qui tire vraiment vers le haut : vibrionnante, elle cherche l'envol, et ses dernières mesures comptent parmi les plus aériennes et les plus sereines de leur auteur. Jean-Louis Florentz y trouve son paradis et l'auditeur en ressort ébloui.

    Pour la deuxième oeuvre inscrite au concert, l'ONIF offre un tout autre visage que la grâce alanguie dont il a fait preuve dans la pièce de Florentz. Car ce qui frappe dans cette interprétation du 3e concerto pour piano de Prokofiev est moins le piano rythmiquement engagé mais un peu balourd d'Alon Goldstein que l'accompagnement orchestral, féroce et rageur.

    Une même discipline, un même engagement ? Yoel Levi dirige les trois oeuvres du concert de mémoire ? se retrouvent dans les Danses symphoniques, qui sont peut-être ce que Rachmaninov a écrit de plus kitsch. Face à une telle maîtrise, il s'agira dorénavant de suivre avec la plus grande attention l'Orchestre national d'Île-de-France.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 13/10/2006
    Laurent VILAREM

    Concert de l'Orchestre national d'Île-de-France sous la direction de Yoel Levi dans le cadre des Paris de la musique à la salle Pleyel, Paris.
    Jean-Louis Florentz (1947-2004)
    Qsar Ghilâne, poème symphonique op. 18

    Serge Prokofiev (1891-1953)
    Concerto pour piano n° 3 en ut majeur
    Alon Goldstein, piano

    Serge Rachmaninov (1873-1943)
    Danses symphoniques

    Orchestre national d'Île-de-France
    direction : Yoel Levi

     


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