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CRITIQUES DE CONCERTS 08 décembre 2019

Concert de l'Orchestre national d'Île-de-France sous la direction de Yoel Levi dans le cadre des Paris de la musique à la salle Pleyel, Paris.

Le paradis de Jean-Louis Florentz

La musique de Jean-Louis Florentz est une des plus sensuelles et des plus luxuriantes d'aujourd'hui. Pour ce concert des Paris de la musique, l'Orchestre national d'√éle-de-France a magnifiquement rendu hommage √† Qsar Ghil√Ęne, derni√®re oeuvre orchestrale de son auteur disparu en 2004.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 13/10/2006
Laurent VILAREM
 



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  • √Ä sa cr√©ation par l'Ensemble Orchestral de Paris en 2003, Qsar Ghil√Ęne de Jean-Louis Florentz paraissait un ton en dessous des sortil√®ges des Jardins d'Amenta ou de la coul√©e magique de l'Enfant des √ģles, pr√©c√©dentes pi√®ces orchestrales de leur auteur. Le premier m√©rite de ce concert aura √©t√© de rendre justice √† une pi√®ce plus secr√®te. Car Yoel Levi, √† la t√™te de l'Orchestre national d'√éle-de-France, d√©laisse tout spectaculaire pour un tempo plus √©tale qui laisse √©clater le g√©nie d'une orchestration particuli√®rement somptueuse et profuse. Rarement la musique d'un compositeur contemporain aura paru plus heureuse et lumineuse !

    Qsar Ghilane, qui peut se traduire par ¬ę le palais des Djinns qui d√©routent les nomades ¬Ľ, est une oasis du sud tunisien, et c'est √† une v√©ritable oasis musicale que l'auditeur est convi√© : cordes-troncs sur lesquels p√©pient des vents ; bourrasques de trompette ¬Ė excellente Nadine Schneider ¬Ė qui embrasent un discours sans v√©ritable dramaturgie.

    C'est une musique qui tire vraiment vers le haut : vibrionnante, elle cherche l'envol, et ses dernières mesures comptent parmi les plus aériennes et les plus sereines de leur auteur. Jean-Louis Florentz y trouve son paradis et l'auditeur en ressort ébloui.

    Pour la deuxi√®me oeuvre inscrite au concert, l'ONIF offre un tout autre visage que la gr√Ęce alanguie dont il a fait preuve dans la pi√®ce de Florentz. Car ce qui frappe dans cette interpr√©tation du 3e concerto pour piano de Prokofiev est moins le piano rythmiquement engag√© mais un peu balourd d'Alon Goldstein que l'accompagnement orchestral, f√©roce et rageur.

    Une m√™me discipline, un m√™me engagement ¬Ė Yoel Levi dirige les trois oeuvres du concert de m√©moire ¬Ė se retrouvent dans les Danses symphoniques, qui sont peut-√™tre ce que Rachmaninov a √©crit de plus kitsch. Face √† une telle ma√ģtrise, il s'agira dor√©navant de suivre avec la plus grande attention l'Orchestre national d'√éle-de-France.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 13/10/2006
    Laurent VILAREM

    Concert de l'Orchestre national d'Île-de-France sous la direction de Yoel Levi dans le cadre des Paris de la musique à la salle Pleyel, Paris.
    Jean-Louis Florentz (1947-2004)
    Qsar Ghil√Ęne, po√®me symphonique op. 18

    Serge Prokofiev (1891-1953)
    Concerto pour piano n¬į 3 en ut majeur
    Alon Goldstein, piano

    Serge Rachmaninov (1873-1943)
    Danses symphoniques

    Orchestre national d'Île-de-France
    direction : Yoel Levi

     


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