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CRITIQUES DE CONCERTS 19 novembre 2017

Récital de la soprano Patricia Ciofi et du ténor Joseph Calleja accompagnés par l'Orchestre national d'Île-de-France sous la direction d'Alain Altinoglu dans le cadre des Grandes Voix au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.

Le présent et l'avenir
© Decca

Joseph Calleja

Confrontation passionnante pour ce concert des Grandes Voix au TCE, entre une artiste éminente et universellement appréciée, Patricia Ciofi, et Joseph Calleja, un jeune ténor maltais en pleine épanouissement. D'un côté, l'art et la manière, de l'autre, le talent évident et encore spontané. Un récital entre présent et avenir.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 22/01/2007
Gérard MANNONI
 



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  • Cette formule que pratiquent les Grandes Voix est décidément excellente. Entendre deux chanteurs au lieu d'un au cours de ce type de soirées permet non seulement de passionnantes comparaisons mais évite à la fois la démonstration idolâtrique purement individuelle et une certaine monotonie. Sans compter que l'interprète n'est pas tenté de s'aventurer dans des programmes trop longs, hors de ses limites naturelles. Ici, Céleste Productions avait associé l'illustre soprano Patricia Ciofi à la toute dernière découverte internationale dans le monde des ténors, le maltais Joseph Calleja, qui fêta ses 29 ans à l'issue du concert.

    Encore récemment acclamée aux Chorégies d'Orange dans son rôle fétiche de Lucia de Lammermoor, la Ciofi est au pinacle d'une splendide carrière. Femme de scène autant que cantatrice, elle donne vie et expression à tout ce qu'elle aborde, aussi théâtrale en concert qu'à l'opéra, et maîtrise ses magnifiques moyens avec une technique et un art consommés.

    Rien ne manque, ni les nuances, ni l'agilité, ni la sensibilité, qu'il s'agisse des airs de Don Pasquale, de Lucia, du Roméo et Juliette de Gounod ou de la Fille du régiment, sans parler des duos interprétés avec Calleja, en l'occurrence celui de Lucia et le O soave fanciulla de la Bohème. Aura-t-on le mauvais goût de lui reprocher d'excessives contorsions et tremblements divers lorsqu'elle vocalise ? Ce serait presque insolent, tant le résultat est convaincant.

    Face à cette véritable leçon de chant et d'interprétation, le solide Calleja avait fort à faire. Même s'il vient de chanter quelques rôles majeurs sur certaines des plus grandes scènes du monde comme Covent Garden ou le Met de New York, il ne fallait pas s'attendre à ce qu'il déploie tous les artifices d'un vétéran du métier. Il offre généreusement et sans fards les beautés d'une voix plus que prometteuse, grande, très timbrée, homogène, parfaitement placée, de couleur chaude, rayonnante et vaillante, aux aigus puissants et faciles. Il maîtrise bien les sons piano et les diminuendi, mais ne sait pas encore varier les couleurs ni jouer des inflexions qui apportent vie et sensibilité à une interprétation.

    On reçoit en plein coeur le message de la beauté et de la santé purement vocales, on reste sur sa faim quand à une incarnation éventuellement diversifiée des personnages abordés, Macduff dans le Macbeth de Verdi, Nemorino dans l'Élixir d'amour, Roméo ou Werther. Bref, des moyens remarquables, une vraie générosité, un vrai plaisir de chanter et de donner, une bonne présence physique sympathique et spontanée, mais la nécessité de raconter beaucoup plus de choses avec de pareils moyens, en continuant sans doute à travailler avec de grands maîtres, ou en s'inspirant tout simplement de ce que font ses partenaires expérimentés
    comme Patricia Ciofi par exemple.

    Très bonne présence d'Alain Altinoglu au pupitre de l'Orchestre national d'Île-de-France dont le premier violon supersoliste Ann-Estelle Médouze donne une sensible et intelligente interprétation de la Méditation de Thaïs.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 22/01/2007
    Gérard MANNONI

    Récital de la soprano Patricia Ciofi et du ténor Joseph Calleja accompagnés par l'Orchestre national d'Île-de-France sous la direction d'Alain Altinoglu dans le cadre des Grandes Voix au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.
    Récital Patricia Ciofi & Joseph Calleja
    Orchestre national d'Île-de-France
    direction : Alain Altinoglu

     


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