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CRITIQUES DE CONCERTS 21 février 2018

Le Freischutz dans la production Negrin reprise l'Opéra de de Lausanne.

Freischütz se ramasse
© Marc Vanappelghem

À Lausanne, on attendait avec intérêt la production parisienne qui fut proposée au Théâtre des Champs-Élysées en décembre passé. Cette venue devait montrer si le spectacle tiendrait le coup avec une équipe musicale et vocale complètement neuve et dans un environnement plus ramassé.
 

Opéra, Lausanne
Le 21/05/2000
Sylvie BONIER
 



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  • Naturellement resserrée sur la petite scène du Théâtre Municipal, l'action de ce Freischütz a gagné en cohérence et en intensité. Dominique Meyer a vu juste en réalisant une coproduction de ce spectacle entre son nouveau fief des Champs-Élysées, et son ancienne salle vaudoise. Le décor d'Anthony Baker conserve toute sa portée, la grande cible brossée en rouge et noir occupant l'espace de façon plus envahissante qu'à Paris, et la boîte inclinée dans laquelle l'histoire se déroule donnant encore plus le sentiment d'étouffement voulu par Francesco Negrin. Car c'est bien d'angoisse et d'hallucination que le metteur en scène veut parler dans ce Freischütz qui oscille entre le romantisme le plus exacerbé et des réminiscences du siècle des lumières. Il est ici question de magie noire, mais surtout des peurs primales qui habitent l'être humain. Dans cette folie sociale et personnelle où les choeurs s'entassent à qui mieux mieux, les protagonistes évoluent pourtant avec aisance. Pour le chant, c'est une autre affaire. À part le magnifique Kaspar de Robert Bork, qui navigue à la frontière du délire sur une voix d'encre, et l'élégante Agathe de Mireille Delunsch, le reste du plateau ne s'avère pas exceptionnel. Max balourd et épais (Jon Ketilsson), Aennchen piquante mais au registre désuni (Gaëlle Mechaly) et Kuno solide (Thierry Félix) : pas de révélation au niveau vocal. Quant à l'Orchestre de Chambre de Lau-sanne, si Jonathan Darlington se situe à l'opposé de la direction appuyée que Myung-Wun-Chung avait livrée à Paris avec l'Orchestre National de France, il se révèle très agile et musclé sous la direction énergique de son chef.




    Opéra, Lausanne
    Le 21/05/2000
    Sylvie BONIER

    Le Freischutz dans la production Negrin reprise l'Opéra de de Lausanne.
    Le Freischütz de Carl Maria von Weber au TML de Lausanne.
    Avec l'OCL et le choeur de l'Opéra de Lausanne dirigés par Jonathan Darlington.
    Mise en scène : Francisco Negrin. Décors : Anthony Baker. Costumes : Emmanuel Peduzzi.
    Avec Otto-kar/Samiel : Ludwig Grabmeier. Kuno : Thierry Félix. Agathe : Mireille Delunsch. Aennchen : Gaëlle Mechaly. Kaspar : Robert Bork. Max : Jon Ketilsson. L'ermite : Jérôme Varnier. Kilian : Andrew Rupp. Brautjungfern : Charlotte Müller, Gyslaine Waelchli.

     


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