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CRITIQUES DE CONCERTS 25 février 2018

Concert de l'Orchestre de l'Opéra de Paris sous la direction de Christoph von Dohnanyi avec la participation de la soprano Soile Isokoski à l'Opéra Bastille, Paris.

Entre lumière et crépuscule
© D.R.

La baguette légère et rigoureuse de Christoph von Dohnányi transcende un orchestre de l'Opéra de Paris des grands soirs dans des symphonies de Prokofiev et Brahms touchées par la grâce. La soprano finlandaise Soile Isokoski offre également une miraculeuse interprétation des Quatre derniers Lieder de Strauss pour cette soirée de très haute tenue.
 

Opéra Bastille, Paris
Le 21/04/2007
Laurent VILAREM
 



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  • Il est des signes qui ne trompent pas : rarement l'Orchestre de l'Opéra de Paris aura paru aussi attentif à la battue du chef qui le dirige. Une certaine nervosité règne ainsi dans le premier mouvement de la Symphonie classique de Prokofiev qui ouvre le programme. Le chef allemand Christoph von Dohnányi semble réclamer des éléments apparemment contradictoires : une légèreté mozartienne, au prix d'une certaine acidité des cordes, un soin scrupuleux à la séparation des pupitres et au détail orchestral, tout en opérant de brusques ruptures et de rudes progressions. De cette précipitation naît étrangement une irrésistible insouciance qui convient idéalement au brillant clin d'?il néo-classique de Prokofiev.

    Un Opéra Bastille comble attendait la venue de la soprano Soile Isokoski. Car la réputation de la Finlandaise dans le répertoire straussien est déjà entrée dans la légende. Son interprétation des Quatre derniers Lieder il y a quelques années au Théâtre des Champs-Élysées avait pourtant déçu tant la direction lente et maniériste de Myung-Whun Chung avait lesté l'émouvante musicalité de celle qui est également une remarquable mozartienne.

    Dans Frühling, on craint que la même mésaventure ne se reproduise : un orchestre opulent et brouillon couvre cette voix remarquablement pure et lumineuse. Or les Strauss d'Isokoski ne sont pas un adieu éploré au romantisme mais celui d'une jeunesse qui accepte son destin. C'est dans Beim Schlafengehen que l'union s'accomplit : au violon idéalement rauque de Maxime Tholance répond un timbre immaculé. Im Abendrot bouleverse alors : Dohnányi accompagne avec grâce la soprano dont on peut entendre enfin le legato infiniment doux et musical.

    On prend plaisir dans la 2e symphonie de Brahms qui clôt le programme à retrouver l'orchestre dans les mains d'un chef imprévisible. Le premier mouvement, manquant légèrement de corps, puis des mouvement centraux inégaux aboutissent à un admirable Finale, tourbillon aux sonorités aussi individualisées que l'ensemble vibre, d'une légèreté de papillon.




    Opéra Bastille, Paris
    Le 21/04/2007
    Laurent VILAREM

    Concert de l'Orchestre de l'Opéra de Paris sous la direction de Christoph von Dohnanyi avec la participation de la soprano Soile Isokoski à l'Opéra Bastille, Paris.
    Serguei Prokofiev (1891-1953)
    Symphonie n° 1 en ré majeur, op. 24 « classique »

    Richard Strauss (1864-1949)
    Vier letzte Lieder
    Soile Isokoski, soprano

    Johannes Brahms (1833-1897)
    Symphonie n° 2 en ré majeur, op. 73

    Orchestre de l'Opéra national de Paris
    direction : Christoph von Dohnányi

     


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