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CRITIQUES DE CONCERTS 25 mai 2019

André Prévin dirige le Philharmonique de Vienne au Théâtre des Champs-Elysées, Paris.

Quand la phalange fait plier la baguette
© Christain Steiner

Il reste l'un des cinq plus prestigieux orchestres du monde. Le Philharmonique de Vienne est passé par Paris donner une leçon de sagesse et de modernité.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 31/05/2000
Gérard MANNONI
 



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  • On va l'écouter comme on visite une cathédrale, avec respect et la certitude de recevoir encore quelques émotions inattendues, au détour d'une symphonie comme au détour d'un pilier. L'Orchestre Philharmonique de Vienne impressionne toujours par son passé et par la manière dont il parvient envers et contre tout à maintenir un niveau que si peu de ses rivaux peuvent atteindre. Même si André Previn n'est pas le plus grand chef du siècle, il reste une personnalité suffisamment tonique pour assurer au cours d'un programme comme celui-ci le lien entre tradition et modernité. Avec une grande économie de gestes que bien des jeunes chefs devraient prendre comme exemple, il déroule l'équilibrante symphonie n° 39 de Mozart comme s'il s'agissait de la chose la plus naturelle et simple du monde. D'emblée, on est séduit par la sonorité du quatuor, l'onctuosité de l'harmonie, une impression de tranquille sûreté qui nous met en relation directe et personnelle avec le langage mozartien. Vient ensuite sa toute dernière oeuvre, créée à Salzbourg en janvier dernier et intitulée Diversion. C'est un divertissement en quatre mouvements où le compositeur de Un tramway nommé Désir montre son savoir faire dans le domaine de l'écriture orchestrale, dans un style mi-symphonique, mi-musique de film, efficace, coloré, mettant bien en valeur certains pupitres, le piccolo notamment. Et puis, morceau de bravoure très attendu, la quatrième symphonie de Brahms entraîne l'auditeur dans les mondes infinis dont seules ces très grandes phalanges orchestrales semblent détenir les clés émotionnelles. Aucun effet forcé ni artificiel. Seulement la vérité de cette musique généreuse et monumentale, avec ce qu'elle a d'essentiel, de multiple, dans une beauté sonore de chaque instant. Plus qu'une lecture très subjective du chef, c'est vraiment la personnalité de l'ensemble qui laisse un grand souvenir.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 31/05/2000
    Gérard MANNONI

    André Prévin dirige le Philharmonique de Vienne au Théâtre des Champs-Elysées, Paris.
    Orchestre Philharmonique de Vienne
    Oeuvres de Mozart, Previn et Brahms

     


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