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CRITIQUES DE CONCERTS 18 septembre 2019

Iphigénie en Tauride au Grand-Théâtre, Bordeaux.

Les débats intimes d'Iphigénie

Quant la Crimée (la Tauride) rejoint l'Aquitaine le temps d'une Iphigénie, cela donnait en mai dernier un bel échantillon de ferveur Gluckiste sur la scène du Grand-Théâtre de Bordeaux.
 

Grand-Théâtre, Bordeaux
Le 06/05/2000
Roger TELLART
 



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  • " Je n'ai jugĂ© prĂ©cieuse la dĂ©couverte de quelque nouveautĂ© qu'autant qu'elle Ă©tait naturellement commandĂ©e par la situation et l'expression. " Toute la rĂ©forme du dramaturge Gluck tient dans cette proposition. Une rĂ©forme qui opère comme un retour aux sources, soumettant tout - " les voix, les instruments, tous les sons et les silences mĂŞmes " - au pouvoir de la tragĂ©die (donc du mot). Dans ce travail refondateur, face aux conventions belcantistes de l'opĂ©ra seria, IphigĂ©nie en Tauride occupe une position privilĂ©giĂ©e. Sur un superbe livret de Guillard, la partition court au drame et s'enflamme, portĂ©e par une ardeur, un Ă©lan qui captive encore.
    Pour autant, sur la scène du Grand-Théâtre de Bordeaux, Edouard Reichenbach jouait le jeu de la vision intérieure, quitte à s'écarter du lyrisme naturel de la musique. Une approche qui d'ailleurs n'était pas sans attrait et prenait en quelque sorte les personnages au piège de leurs débats intimes dans le décor imaginé par Philippe Miesch : un temple enténébré et souvent oppressant, à part deux échappées sur la mer libératrice.
    Reste que l'embrasement nous est venu ici d'une distribution valeureuse ; à commencer par l'Iphigénie touchante et crédible d'Isabelle Vernet, théâtralité et juste vocalité à part égales. À ses côtés, on n'omettra pas de citer le Pylade de William Burden et surtout l'Oreste de Marc Barrard qui va au bout de son délire dans l'air fameux " Dieux, qui me poursuivez " Et les choeurs et l'orchestre de Bordeaux-Aquitaine s'impliquent également avec bonheur, sous la direction de Jane Glover qui joint une riche palette de couleurs et d'affects à un irrécusable style gluckiste.




    Grand-Théâtre, Bordeaux
    Le 06/05/2000
    Roger TELLART

    Iphigénie en Tauride au Grand-Théâtre, Bordeaux.
    Iphigénie en Tauride de Christoph Willibald Von Gluck
    Orchestre National Bordeaux Aquitaine
    Choeur de l'Opéra de Bordeaux
    Direction musicale : Jane Glover
    Mise en scène : Edouard Reichenhach
    DĂ©cors : Philippe Miesch
    Avec Isabelle Vernet (Iphigénie), Vincent Le Texier (Thoas), Mare Barrard (Dreste), William Burden (Pylade), Catherine Biar-Melle, Dania Di Nova Malichev, Isabelle Lachèze, Wha-Jin Lee Diane (Quatre prêtresses), Bernadette Lamothe (Un Scythe), David Grousset (Un ministre), Marilena Goia (Une femme grecque)

     


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