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CRITIQUES DE CONCERTS 15 décembre 2018

Concert Borodine de l'Orchestre de Paris sous la direction de Valery Gergiev à la salle Pleyel, Paris.

Un Tsar expéditif
© Clive Barda

La venue à Paris de l'un des plus célèbres chefs mondiaux attise la convoitise de toutes les formations. Valery Gergiev ne sait rien refuser à ses amis. Ainsi entre la générale et la première du ballet Roméo et Juliette de Sasha Waltz à l'Opéra Bastille a -t-il intercalé un concert consacré à Borodine avec l'Orchestre de Paris. Pour le meilleur et pour le pire.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 04/10/2007
Nicole DUAULT
 



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  • Il entre sous les sunlights. Les caméras et les projecteurs de France 3 vont le suivre et filmer chacune de ses mimiques, jusqu'à cette mèche rebelle qui balaie d'une manière si étudiée et romantissime un visage en sueur qu'ombre une soigneuse barbe de deux jours. Star, le tsar de la musique russe ? Il est plus encore puisque, depuis longtemps, il a conquis l'occident.

    Sa fébrilité musicale, son appétit de pouvoir et son souci de rentabiliser toutes ses prestations l'ont conduit à multiplier ses interventions, de New York à Londres, de Moscou à Tokyo en faisant quelques haltes à Salzbourg et à Paris. Parfois beaucoup trop de concerts, jusqu'à les bâcler. Celui de ce soir à Pleyel est l'illustration du génie comme du laisser-aller de cet homme pressé.

    Trois pièces de Borodine au programme : la 2e symphonie puis l'Ouverture et les Danses Polovtsiennes du Prince Igor. Une soirée symphonique bien courte ? à 21 h 30 avec entracte, tout était fini ?, qui a laissé les spectateurs sur leur faim. Un concert sans soins. C'est là le plus grave. Comme d'habitude avec le chef russe, la répétition avait dû être expédiée. Cela se sentait notamment dans le Prince Igor.

    On sait que ces partitions marchent d'habitude toutes seules dans un tourbillon compulsif. C'est le cas, dans une sauvagerie virtuose, à mains nues, sans baguette à son habitude. Gergiev aurait pu peaufiner le phrasé et la tonalité sensuelle de l'orchestration. Clins d'?il, coups d'épaule, il ne s'est embarrassé de détails ni de subtilité.

    La Symphonie épique, créée en même temps que le Prince Igor dont elle fut le pendant, est ce soir beaucoup plus structurée. Gergiev fait de ces pages où les accords statiques contrastent avec une énergie fulgurante des moments d'anthologie, ne ménageant aucun effet. Sans doute, en musicien déchaîné autant que raffiné, s'est-il souvenu que cette oeuvre a joué un rôle dans l'histoire musicale française, puisque ses premières mesures, comme le rappelle notre confrère Marcel Marnat dans le programme, était le signe de ralliement du groupe des Apaches, autour de Maurice Ravel.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 04/10/2007
    Nicole DUAULT

    Concert Borodine de l'Orchestre de Paris sous la direction de Valery Gergiev à la salle Pleyel, Paris.
    Alexandre Borodine (1833-1887)
    Symphonie n° 2 en si mineur op. 5, « épique »
    Le Prince Igor : Ouverture et Danses polovtsiennes

    Orchestre de Paris
    direction : Valery Gergiev

     


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