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CRITIQUES DE CONCERTS 18 juin 2019

Concert Borodine de l'Orchestre de Paris sous la direction de Valery Gergiev à la salle Pleyel, Paris.

Un Tsar expéditif
© Clive Barda

La venue à Paris de l'un des plus célèbres chefs mondiaux attise la convoitise de toutes les formations. Valery Gergiev ne sait rien refuser à ses amis. Ainsi entre la générale et la première du ballet Roméo et Juliette de Sasha Waltz à l'Opéra Bastille a -t-il intercalé un concert consacré à Borodine avec l'Orchestre de Paris. Pour le meilleur et pour le pire.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 04/10/2007
Nicole DUAULT
 



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  • Il entre sous les sunlights. Les cam√©ras et les projecteurs de France 3 vont le suivre et filmer chacune de ses mimiques, jusqu'√† cette m√®che rebelle qui balaie d'une mani√®re si √©tudi√©e et romantissime un visage en sueur qu'ombre une soigneuse barbe de deux jours. Star, le tsar de la musique russe ? Il est plus encore puisque, depuis longtemps, il a conquis l'occident.

    Sa f√©brilit√© musicale, son app√©tit de pouvoir et son souci de rentabiliser toutes ses prestations l'ont conduit √† multiplier ses interventions, de New York √† Londres, de Moscou √† Tokyo en faisant quelques haltes √† Salzbourg et √† Paris. Parfois beaucoup trop de concerts, jusqu'√† les b√Ęcler. Celui de ce soir √† Pleyel est l'illustration du g√©nie comme du laisser-aller de cet homme press√©.

    Trois pi√®ces de Borodine au programme : la 2e symphonie puis l'Ouverture et les Danses Polovtsiennes du Prince Igor. Une soir√©e symphonique bien courte ¬Ė √† 21 h 30 avec entracte, tout √©tait fini ¬Ė, qui a laiss√© les spectateurs sur leur faim. Un concert sans soins. C'est l√† le plus grave. Comme d'habitude avec le chef russe, la r√©p√©tition avait d√Ľ √™tre exp√©di√©e. Cela se sentait notamment dans le Prince Igor.

    On sait que ces partitions marchent d'habitude toutes seules dans un tourbillon compulsif. C'est le cas, dans une sauvagerie virtuose, à mains nues, sans baguette à son habitude. Gergiev aurait pu peaufiner le phrasé et la tonalité sensuelle de l'orchestration. Clins d'œil, coups d'épaule, il ne s'est embarrassé de détails ni de subtilité.

    La Symphonie √©pique, cr√©√©e en m√™me temps que le Prince Igor dont elle fut le pendant, est ce soir beaucoup plus structur√©e. Gergiev fait de ces pages o√Ļ les accords statiques contrastent avec une √©nergie fulgurante des moments d'anthologie, ne m√©nageant aucun effet. Sans doute, en musicien d√©cha√ģn√© autant que raffin√©, s'est-il souvenu que cette oeuvre a jou√© un r√īle dans l'histoire musicale fran√ßaise, puisque ses premi√®res mesures, comme le rappelle notre confr√®re Marcel Marnat dans le programme, √©tait le signe de ralliement du groupe des Apaches, autour de Maurice Ravel.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 04/10/2007
    Nicole DUAULT

    Concert Borodine de l'Orchestre de Paris sous la direction de Valery Gergiev à la salle Pleyel, Paris.
    Alexandre Borodine (1833-1887)
    Symphonie n¬į 2 en si mineur op. 5, ¬ę √©pique ¬Ľ
    Le Prince Igor : Ouverture et Danses polovtsiennes

    Orchestre de Paris
    direction : Valery Gergiev

     


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