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CRITIQUES DE CONCERTS 14 août 2018

Concert de l'Orchestre de chambre de Bâle sous la direction de David Stern, avec la participation de la mezzo-soprano Jennifer Larmore à la salle Pleyel, Paris.

Quelques zestes d'Italie
© IMG Artists

Programme résolument transalpin que celui proposé par l'Orchestre de chambre de Bâle à la salle Pleyel. En forme vocale retrouvée, Jennifer Larmore prouve dans Vivaldi et Rossini qu'elle n'a rien perdu de son légendaire abattage, subtilement accompagné par David Stern, orfèvre d'une Symphonie italienne en lumineuses transparences.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 21/10/2007
Mehdi MAHDAVI
 



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  • Pour qui suit la carrière de Jennifer Larmore, le programme qu'elle propose à la salle Pleyel ressemble à s'y méprendre à celui qu'elle avait offert en compagnie de l'Ensemble Matheus au public dominical du Théâtre du Châtelet, le 3 octobre 2004.

    Mais qu'importe, puisque toujours aussi spectaculairement amincie, la mezzo américaine apparaît en bien meilleure forme vocale que lors de son récital Haendel de mars dernier, toujours sous la direction du sautillant Jean-Christophe Spinosi. Question de répertoire sans doute, puisque Larmore pourrait chanter ses Rossini la tête en bas, mais aussi de diapason, car on ne l'avait jamais entendue aussi à l'aise dans les airs d'Alcina de l'Orlando furioso qu'au la 440 Hz de l'Orchestre de chambre de Bâle.

    Évidemment, les défauts d'émission sont toujours patents, grave sourd et médium cartonneux, les consonnes trahissent plus souvent qu'à leur tour les origines de la dame, et Rosine tend à se confondre avec Isabella. Mais l'aigu demeure insolent, infiniment tenu, et l'abattage dans la vocalise proprement électrisant, d'autant qu'en véritable showwoman à l'américaine, Larmore met instantanément le public dans sa poche d'une ?illade malicieuse, d'une main sur la hanche, ou d'un doigt réprobateur. Facile peut-être, mais terriblement réjouissant.

    Sensible et concerné, l'accompagnement de David Stern se révèle un contrepoids idéal à cette irrésistible volubilité. Sans doute les inconditionnels du Vivaldi bouillonnant de Spinosi n'ont-ils pas goûté ces lectures délicates, mais contrastées, qui laissent à la phrase le loisir de respirer, de s'épanouir naturellement, sans effets de ressac dynamique.

    Vierge en Rossini, Stern y débusque et cisèle des raffinements trop souvent enfouis sous une tradition pétaradante, soignant les ouvertures de l'Italienne à Alger et du Barbier de Séville tels de véritables concertinos pour orchestre dont la légèreté de touche ne contredit en rien les crescendi roboratifs. Et c'est le même orfèvre qui est à l'oeuvre dans la Symphonie italienne de Mendelssohn. Sans doute les cordes de l'Orchestre de chambre de Bâle manquent-elles d'assise harmonique dans la vastitude de la salle Pleyel, et la luminosité de l'élan prime-t-elle sur l'architecture, mais la transparence du tissu orchestral le nimbe du soleil éclatant de l'Italie.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 21/10/2007
    Mehdi MAHDAVI

    Concert de l'Orchestre de chambre de Bâle sous la direction de David Stern, avec la participation de la mezzo-soprano Jennifer Larmore à la salle Pleyel, Paris.
    Antonio Vivaldi (1678-1741)
    Concerto pour cordes et continuo en ut majeur, RV 116
    Concerto pour cordes et continuo, en ut majeur, RV 11
    Orlando furioso, airs d'Alcina : Alza in quegl'occhi, Vorresti amor da me, Cosi potessi anchio.

    Gioacchino Rossini (1792-1868)
    L'Italiana in Algeri
    Ouverture
    Airs d'Isabella : Cruda sorte, Per lui che adoro
    Il Barbiere di Siviglia
    Ouverture
    Air de Rosina : Una voce poco fa
    Jennifer Larmore, mezzo-soprano

    Felix Mendelssohn (1809-1847)
    Symphonie n° 4 en la majeur op. 90, « Italienne »

    Orchestre de chambre de Bâle
    direction : David Stern

     


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