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CRITIQUES DE CONCERTS 17 août 2018

Nouvelle production de Lulu de Berg à l'Opéra Théâtre de Metz.

Portrait extrême d'une femme
© Marc Royer

Pour sa quatrième mise en scène d'opéra, Danielle Ory, directrice de l'Opéra Théâtre de Metz a joué gros avec l'une des oeuvres les plus complexes du répertoire. Elle signe un spectacle qui a de la classe et que défend une distribution jeune d'excellente tenue.
 

Opéra-Théâtre, Metz
Le 30/05/2000
Gérard MANNONI
 



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  • Il était sûrement tentant pour la seule femme directrice d'opéra en France et de surcroît metteur en scène depuis 1998, de s'attaquer à ce portrait extrême de la femme qu'est la Lulu d'Alban Berg. Diabolique séductrice et cynique meurtrière ? Femme objet victime des hommes ? Toutes les facettes de la femme en une seule ? On a abondamment épilogué sur ce qu'était l'héroïne de Wedekind et de Berg. Chaque metteur en scène a son approche. Danielle Ory a de toute évidence choisi celui de la féminité fragile, de la séduction presque inconsciente poussée toujours plus avant vers la déchéance, davantage fuite en avant pour échapper à la situation précédente que profonde perversité. Plutôt qu'un monde d'emblée décadent, c'est une société élégante et en apparence policée qu'elle exhibe. Les beaux décors clairs et structurés de Philippe Fraisse sont le cadre raffiné où se déploie idéalement la séduction naturelle de Lulu incarnée par la belle et filiforme Rayanne Dupuis, voix fragile et sensuelle comme l'âme de son personnage. Bien sûr, tout bascule au dernier acte dans un sordide meublé londonien, mais jamais on ne tombe dans l'hyperréalisme glauque. La direction d'acteurs est subtile, précise, bien définie et même si l'on aimerait parfois un peu plus de noirceur, on apprécie cette vision de l'oeuvre plus à la Klimt qu'à la Kokochka. Direction prudente mais bien en place de Jacques Lacombe qui tient en main une distribution de qualité menée par l'excellent Schön de Patrice Berger - un futur Wotan ? - par Gilles Ragon très convaincant en peintre - ici nommé portraitiste, car il s'agit d'une photo- et par John Uhlenhopp, Alwa amoureux transi et victime indirecte du cycle infernal engendré par Lulu. Un spectacle de très bonne tenue pour une oeuvre aussi difficile.




    Opéra-Théâtre, Metz
    Le 30/05/2000
    Gérard MANNONI

    Nouvelle production de Lulu de Berg à l'Opéra Théâtre de Metz.
    Lulu d'Alban Berg
    Philharmonie de Lorraine
    Direction musicale : Jacques Lacombe - Mise en scène : Danielle Ory - Décors : Philippe Fraisse - Costumes : Arthur Aballain.
    Avec Rayanne Dupuis (Lulu), Doris Lamprecht (la Comtesse Geschwitz), Alexandra Rivas (l'habilleuse, le groom, le lycéen), Patrice Berger (Docteur Schön, Jack), John Uhlenhopp (Alwa), Gilles Ragon (le portraitiste, le négre, le marquis), François Loup (Schigolch), Eric Martin-Bonnet (le dompteur, l'athlète), Bernard van der Meersch (le Prince, le valet de chambre, Aujust, le professeur de médecine), Isabelle Théobald (une décoratrice), Françoise Folschweiller (la mère), Czeslawa Kiciak (une fille de 15 ans), Jean-Sébastien Frantz (le banquier), Thomas Roediger (un serviteur), Lionel Voiry (le commissaire de police).

     


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