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CRITIQUES DE CONCERTS 19 août 2018

Concert de l'Orchestre de Paris sous la direction de Christoph Eschenbach, avec la participation du violoncelliste Yo-Yo Ma à la salle Pleyel, Paris.

Le vent en poupe
© Eric Brissaud

En accueillant dans le célèbre Concerto de Dvořák le subtil violoncelliste Yo-Yo Ma et en ressuscitant la rare Symphonie en mi bémol de Hindemith sous la direction engagée de Christoph Eschenbach, l'Orchestre de Paris manifeste à nouveau, comme dans la Symphonie Titan de Mahler il y a une semaine, une santé musicale réconfortante.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 17/10/2007
Michel LE NAOUR
 



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  • Le concert de l'Orchestre de Paris du 10 octobre avec le sensuel Concerto pour violon de Korngold sous les doigts agiles de Philippe Aïche et la 1re symphonie de Mahler, dramatique et expressionniste à souhait sous la direction de Christoph Eschenbach, avait déjà prouvé la fraîcheur de la phalange parisienne.

    Une semaine plus tard, l'état de grâce semble mutatis mutandis se reproduire bien que, dans le Concerto pour violoncelle de Dvořák au ton lyrique et altier, le jeu épuré de Yo-Yo Ma soit parfois proche de la musique de chambre (Adagio ma non troppo) et contraste avec l'exécution très solide, voire germanique du chef (tutti de l'Allegro initial).

    Pourtant, chaque intervention soliste ? la clarinette de Pascal Moraguès, la flûte de Vincent Lucas ? apporte cette satisfaction sonore dont est capable, dans ses grands jours, l'Orchestre de Paris. Les deux bis accordés généreusement par Yo-Yo Ma ? deux extraits des Suites pour violoncelle de Bach ?, entretiennent ce sentiment de décantation musicale comme hors du monde que veut obtenir dans son intonation le virtuose chinois, y compris quand il s'empare d'un autre instrument, celui d'Éric Picard, le soliste de l'Orchestre, pour le second bis.

    La densité péremptoire de la Symphonie en mib de Hindemith donnée en deuxième partie prend, sous la baguette d'Eschenbach, des accents quasi brucknériens. Créée à Minneapolis en 1941 par Dimitri Mitropoulos, alors que le compositeur avait émigré depuis un an aux États-Unis, l'oeuvre, malgré son caractère volontiers composite, influencée par le rythme de la musique américaine, voire du jazz, garde le lyrisme des symphonies romantiques allemandes mais intègre une tradition d'outre-atlantique ? Ives, Copland.

    Dans ce matériau complexe en fusion, l'interprétation du chef allemand et de son orchestre s'affirme à la fois énergique, puissante, charpentée, sans éviter toutefois une certaine surcharge qui est le péché mignon de Hindemith et le rend souvent si impénétrable au public français. Quoiqu'il en soit, la péroraison fracassante du mouvement final (Mässig schnelle Halbe) est impressionnante à en provoquer la chair de poule.

    Décidément, ce mois d'octobre aura été particulièrement faste à un Orchestre de Paris sur le point de s'envoler pour une tournée de trois semaines en Asie.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 17/10/2007
    Michel LE NAOUR

    Concert de l'Orchestre de Paris sous la direction de Christoph Eschenbach, avec la participation du violoncelliste Yo-Yo Ma à la salle Pleyel, Paris.
    Antonin Dvořák (1841-1904)
    Concerto pour violoncelle et orchestre en si mineur, op. 104 (1896)
    Yo-Yo Ma, violoncelle

    Paul Hindemith (1895-1963)
    Symphonie en mi bémol majeur (1941)

    Orchestre de Paris
    direction : Christoph Eschenbach

     


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