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CRITIQUES DE CONCERTS 02 octobre 2022

Le Quatuor de Tokyo à Londres

Un quatuor cosmopolite du plus haut niveau

Le Quatuor de Tokyo dans l'ancienne formation sans Clive Greensmith

Russo, britannico japonais, le Quatuor a donné une prestation superlative en décembre dernier à Londres.
 

Queen Elizabeth Hall, London
Le 12/12/1999
Barry MILLINGTON
 



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  • Peut-√™tre signe de ces temps de m√©tissage culturel, le Quatuor de Tokyo, vieux de trente ans, dont les origines remontent √† l'Ecole de Musique Toho de cette ville, est maintenant japonais √† seulement cinquante pour cent. En 1996, l'Ukrainien Mikhail Kopelman, membre pr√©c√©demment du Quatuor Borodine, en est devenu le leader, et en juin de cette ann√©e, le violoncelliste britannique Clive Greensmith, a rejoint la formation, rempla√ßant le membre fondateur Sadao Harada.
    Greensmith, auparavant premier violoncelle du Royal Philharmonic Orchestra, doit rattraper une grande partie de répertoire, et a donc une grande responsabilité sur les épaules. Le concert de Dimanche au Queen Elizabeth Hall a donné au public britannique sa première occasion d'entendre le groupe dans sa nouvelle configuration. La bonne nouvelle est que les deux nouveaux musiciens sont totalement à la hauteur de la tradition dont ils héritent : le jeu de quatuor a été de la plus grande classe.
    L'un des chevaux de bataille du groupe a toujours √©t√© le Quatuor de Ravel et ces artistes ont d√Ľ d√©ployer une souplesse merveilleusement expressive. Les motifs pr√©cipit√©s du premier mouvement furent int√©gr√©s √† des sch√©mas finement cisel√©s, avec un jeu aux couleurs et √† la texture scintillantes. Le Scherzo b√©n√©ficia lui aussi d'un phras√© m√©ticuleusement dessin√©, avec une insertion subtile du pizzicato, mais c'est dans le mouvement lent que les sonorit√©s sensuellement voil√©es et les harmonies douce-am√®res produisirent leur effet le plus enchanteur.
    Dans cet oeuvre comme dans les deux pi√®ces classiques interpr√©t√©es ¬Ė quatuors de Beethoven et de Haydn, les timbres d'un exquis raffinement des instruments Stradivarius sur lesquels jouait l'ensemble (surnomm√© le ¬ďQuatuor Paganini¬Ē) rehauss√®rent leur interpr√©tation de fa√ßon incommensurable. Dans le quatuor en sol majeur, op.77 N¬į1, qualit√© sonore et style expressif all√®rent de pair dans une lecture √† la fois bouillonnante et r√©fl√©chie.
    Dans le quatuor en ut majeur, Op.18 N¬į 3, de Beethoven, le mouvement lent a permis √† Kopelman de faire √©talage du son extraordinairement riche et dor√© de son registre grave. Tous les mouvements gagn√®rent un jeu d'ombres quasi miraculeux √† partir de l'interrogatif septi√®me ascendant qui ouvre l'oeuvre. Le presto final fut un d√©ferlement √©tincelant d'√©changes en antiphonie et de soudains changements de direction, le tout d√©livr√© √† toute vitesse. Un jeu vraiment fabuleux.




    Queen Elizabeth Hall, London
    Le 12/12/1999
    Barry MILLINGTON

    Le Quatuor de Tokyo à Londres
    Quatuor de Tokyo
    Mikhail Kopelman (violon), Kikue Ikeda (violon), Kazuhide Isomura (alto), Clive Greensmith (violoncelle)

     


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