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CRITIQUES DE CONCERTS 24 mai 2018

Concert de l'Orchestre de Paris sous la direction de Christoph Eschenbach, avec la participation du pianiste Daniel Barenboïm à la salle Pleyel, Paris.

Barenboïm, l'éternel retour
© Sheila Rock

Un prince et une princesse (de Hanovre), une ministre (Roselyne Bachelot), un directeur d'opéra (Stéphane Lissner, patron de la Scala), une salle pipolisée et bourrée de fans ont fait un triomphe à Daniel Barenboïm. C'était à Pleyel mercredi soir. L'ancien patron de l'Orchestre de Paris venait de jouer la partie soliste du 1er concerto pour piano de Brahms.
 

Salle Pleyel, Paris
Le 30/01/2008
Nicole DUAULT
 



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  • Revenant saluer sous les ovations de la salle et des musiciens, Daniel Barenboïm s'assied devant le piano et prend la parole. Il évoque les quinze années « inoubliables » qu'il a passées de 1975 à 1989 à la tête du « magnifique » Orchestre de Paris. Puis, le remerciant, il lui dédie la pièce qu'il joue en bis, un nocturne de Chopin.

    Poésie et rigueur, allégresse et mélancolie, douceur et clarté, Daniel Barenboïm démontre une nouvelle fois la musicalité sensuelle de son jeu d'un romantisme retenu. Autant de qualités qu'il avait déployées quelques instants auparavant dans le 1er concerto de Brahms. Les deux concertos de Brahms sont actuellement les oeuvres fétiches de Barenboïm-pianiste. Il vient d'ailleurs de les jouer en tournée avec la Philharmonie de Berlin sous la direction de Sir Simon Rattle.

    Ce mercredi, c'est Christoph Eschenbach qui est à la baguette, de connivence avec Barenboïm. Ils ne se quittent pas des yeux, parfois en coin, ce qui est irrésistible. On les sent tous deux dans un rêve brahmsien. Ces deux caractères si différents, Eschenbach étalant sa perpétuelle froideur germanique et Barenboïm, juif argentin à l'impétuosité effervescente, s'assument en une symbiose très calculée.

    Parfois, l'orchestre est un peu fort. Eschenbach ne lui permet pas d'étaler toute la fluidité nécessaire, restant plus sec, plus carré, moins incandescent que son soliste. Mais à y regarder de plus près, tout cela n'est-il pas dans la partition elle-même ? Dans les parties uniquement symphoniques, on voit Barenboïm qui connaît cet orchestre par coeur se tourner vers les musiciens pour les scruter, comme si, derrière l'écoute musicale, il cherchait des souvenirs vieux de presque vingt ans.

    Cette soirée sous le signe du romantisme avait commencé par la 8e symphonie de Dvořák, que l'on appelle parfois « de l'Ancien monde » pour l'opposer à celle « du Nouveau monde », la 9e. L'orchestre y est lumineux : avec un subtil dialogue entre bois et cordes et de vibrants violoncelles. Le plus beau moment reste toutefois le solo de flûte de ce musicien trop peu connu qu'est Vincent Lucas.

    Peut-être aurait-il fallu programmer la symphonie de Dvořák en deuxième partie tant l'influence de Brahms y est importante, avec d'intenses références germaniques autant qu'à la musique populaire. Mais la star de la soirée était Barenboïm, et il ne pouvait passer en vedette américaine.




    Reprise de ce concert ce soir à 20h.




    Salle Pleyel, Paris
    Le 30/01/2008
    Nicole DUAULT

    Concert de l'Orchestre de Paris sous la direction de Christoph Eschenbach, avec la participation du pianiste Daniel Barenboïm à la salle Pleyel, Paris.
    Antonín Dvořák (1840-1904)
    Symphonie n° 8 en sol majeur, op. 88 (1890)

    Johannes Brahms (1833-1897)
    Concerto pour piano et orchestre n° 1 en ré mineur, op. 15 (1859)
    Daniel Barenboïm, piano

    Orchestre de Paris
    direction : Christoph Eschenbach

     


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