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CRITIQUES DE CONCERTS 18 septembre 2019

Nouvelle production de La Fille du Régiment à l'Opéra de Bordeaux.

Engagez-vous, qu'ils disaient

Avec d'excellents chanteurs et des décors et costumes pleins de charme signés Botero, cette production cherche malheureusement trop son style entre grand opéra et opérette et flirte avec la vulgarité. Un triomphe pour Annick Massis et le jeune John Osborn.
 

Grand-Théâtre, Bordeaux
Le 01/06/2000
GĂ©rard MANNONI
 



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  • Après avoir fait les beaux soirs de Monte-Carlo et de Genève notamment, cette Fille du rĂ©giment est arrivĂ©e Ă  Bordeaux oĂą le public lui a rĂ©servĂ© le plus chaleureux accueil. Rien d'Ă©tonnant, car cette production prĂ©sente un curieux mĂ©lange de facilitĂ© et d'Ă©motion, apte Ă  sĂ©duire un public venu pour se divertir sans trop se torturer la cervelle. Botero, on s'en doute, s'en est donnĂ© Ă  coeur joie. Une Ă©norme matrone nue, de dos, trĂ´ne au milieu de la scène au premier acte et sera dĂ»ment rhabillĂ©e au dernier tableau, et tous les protagonistes sont artificiellement grossis pour acquĂ©rir la silhouette qui est l'image de marque du grand peintre et sculpteur. Des couleurs vives, de jolis dĂ©cors, tout cela crĂ©e un univers original et homogène qui engendre malheureusement une mise en scène peu inventive, linĂ©aire, dans le style des opĂ©rettes que l'on voyait dans les annĂ©es cinquante et oĂą tout sonne artificiel et " vieux théâtre ". Trop de texte " rajeuni ", des intonations maniĂ©rĂ©es et des petits gestes affolĂ©s ou joyeux de la plupart des protagonistes secondaires, nous ne sommes pas en plein romantisme mais dans une caricature de théâtre lyrique. Dans le mĂŞme temps, le trio principal composĂ© de Annick Massis, Frank LeguĂ©rinel et John Osborn tire l'ouvrage vers le grand opĂ©ra, par leur classe naturelle, tant vocale que scĂ©nique. Alors, on ne sait plus très bien Ă  quel spectacle l'on assiste. Dommage, car ces trois chanteurs auraient une autre crĂ©dibilitĂ© dans un contexte plus raffinĂ©. Massis est belle, elle a des aigĂĽs triomphants, un très beau phrasĂ© et beaucoup d'Ă©motion dans ses airs plus cantabile, tout comme le jeune John Osborn, laurĂ©at en 1996 Ă  Bordeaux du Concours Operalia Domingo. Le timbre n'a pas l'onctuositĂ© ni la lumière des voix hispaniques ou italiennes, mais l'aigu est facile, sonore, les contre-ut fusent sans peine et la ligne de chant reste bien maĂ®trisĂ©e dans la tendresse et la douceur. Un artiste Ă  suivre attentivement dans le futur. Au pupitre d'un Orchestre national Bordeaux Aquitaine assez indiffĂ©rent, Jacques Blanc oscille lui aussi entre deux approches de la partition, l'une trop clinquante et l'autre trop sentimentale. On sort de ce spectacle heureux et déçu, dĂ©tendu et frustrĂ©.




    Grand-Théâtre, Bordeaux
    Le 01/06/2000
    GĂ©rard MANNONI

    Nouvelle production de La Fille du Régiment à l'Opéra de Bordeaux.
    La fille du régiment de Gaetano Donizetti
    Orchestre national Bordeaux Aquitaine
    Direction musicale : Jacques Blanc
    mise en scène : Emilio Sagi
    décors et costumes : Fernado Botero
    Avec Annick Massis (Marie), Nicole Monestier (la marquise de Berkenfield), Anyl Floriane (la duchesse de Crakentorp), John Osborn (Tonio), Frank Leguérinel (Sulpice), Martine Trégan (le professeur de piano), David Grousset (Hortensius), Loïk Cassin (le caporal), Jean-Luc Seignette (un paysan), Bernard Auzimour (le duc).

     


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