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CRITIQUES DE CONCERTS 20 octobre 2018

Récital de la mezzo-soprano Angelika Kirchschlager accompagnée au piano par Helmut Deutsch dans le cycle l’Art de l’accompagnement musical à l’Auditorium du Musée d’Orsay, Paris.

Un bien joli récital
© Lucasbeck

Jolie voix et jolie personne, la mezzo Angelika Kirchschlager a donné un bien joli récital de mélodies avec un art des moyens parfaitement adaptés à ce difficile exercice. Aussi à l’aise avec Schubert, Korngold et Weill, très bien accompagnée par Helmut Deutsch, elle a montré que de grands moyens ne sont pas indispensables à ce répertoire.
 

Auditorium du Musée d'Orsay, Paris
Le 26/03/2009
Gérard MANNONI
 



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  • Angelika Kirchschlager est de celles qui ont la sagesse de mener la carrière qui convient à leurs moyens vocaux. Vraie musicienne, elle est née à Salzbourg, au cœur de cette culture où l’on dirait toujours que les chanteurs ont chanté Schubert avant de dire Papa et Maman. De Chérubin à Dorabella, du Compositeur d’Ariane à Naxos à Rosine, d’Octavian à Orlofsky et à quelques rôles baroques, on ne trouve guère de tentatives hors normes dans sa carrière, sauf peut-être la Muse des Contes d’Hoffmann et éventuellement Carmen, mais Berganza elle-même s’y était risquée sans plus de moyens qu’elle.

    Et cette intelligence paye. La voix n’a rien perdu de son charme, avec un timbre de vrai mezzo et non pas de soprano sans aigu, une technique bien maîtrisée qui permet les multiples inflexions et nuances exigées par l’art de la mélodie et que, nous l’avons entendu récemment, bien des artistes illustrissimes n’arrivent pas à dominer. D’où une soirée agréable et homogène de bout en bout, montrant un sens des styles très exact.

    Schubert occupe toute la première partie du concert, dans un choix de mélodies varié, avec l’allègre Fischerweise, les nostalgiques Der Wanderer an den Mond et Berthas Lied in der Nacht, les angoissés Wehmut et Abschied ou encore le joyeux Im Frühling. Tout un kaléidoscope de sentiments, d’impressions, chacun avec sa juste couleur.

    La deuxième partie comporte d’abord les Cinq mélodies op. 38 de Korngold, qui revient décidément à l’honneur, puisque l’Opéra de Paris en donnera la saison prochaine le chef-d’œuvre lyrique la Ville morte, qui vient de triompher à Londres.

    Ici encore, dans un style plus expansif, plus lyrique, moins intimiste bien sûr que celui de Schubert, beaucoup de belle musique et de chant très agréable. Et puis, la soirée s’achève par quatre chansons de Kurt Weill, que la cantatrice interprète aussi volontiers au théâtre, une en anglais et deux en français, toutes parfaitement maîtrisées quant à la prononciation et interprétées avec des ébauches de Sprechgesang, sans excès, juste aux moments où cela est indispensable. Très réussi également avec un Je ne t’aime pas magnifique d’intensité dramatique. Helmut Deutsch apporte toute sa science et son expérience aux différentes parties de piano, dans une osmose idéale.

    Mais comme rien n’est jamais parfait, on doit bien mentionner deux sujets d’étonnement. Le premier concerne le comportement très gauche et monolithique, au moins jusqu’à Kurt Weill, de la mezzo, ne mettant en valeur, ni par une austère toilette noire ni par une tenue en scène austère un physique pourtant des plus avantageux. Curieux pour une artiste de cette trempe si habituée au théâtre !

    Et puis, et c’est encore moins pardonnable, comment l’Auditorium du musée d’Orsay peut-il distribuer des programmes truffés de fautes d’orthographe et laisser, sur les feuillets des textes des mélodies, titrer Korngold à la place de Weill ? Cela fait vraiment désordre…




    Auditorium du Musée d'Orsay, Paris
    Le 26/03/2009
    Gérard MANNONI

    Récital de la mezzo-soprano Angelika Kirchschlager accompagnée au piano par Helmut Deutsch dans le cycle l’Art de l’accompagnement musical à l’Auditorium du Musée d’Orsay, Paris.
    Franz Schubert (1797-1828)
    Fischerweise, D. 881
    Der Wanderer an den Mond, D. 870
    Berthas Lied in der Nacht, D. 653
    Wehmut, D. 673
    Frülingsglaube, D. 696
    Im Frühling, D. 882
    Die Sterne, D. 939
    Lied der Anne Lyle, D. 830
    Abschied, D. 475
    Rastlose Lieb, D. 138
    Die Liebe (Klärchens Lied), D. 210
    Geheimes, D. 719
    Versunken, D. 715

    Erich Wolfgang Korngold (1897-1957)
    Fünf Lieder, op. 38

    Kurt Weill (1900-1950)
    Stay well
    Complainte de la Seine
    Je ne t’aime pas
    Der Abschiedsbrief

    Angelika Kirchschlager, mezzo soprano
    Helmut Deutsch, piano

     


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