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CRITIQUES DE CONCERTS 26 mai 2018

Concert de l’Orchestre de la Radio de Cologne sous la direction de Semyon Bychkov, avec la participation des pianistes Katia et Marielle Labèque au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.

Bychkov sur les cimes
© Sheila Rock

À deux jours d’intervalle était programmée dans deux salles parisiennes la même œuvre, la Symphonie alpestre de Richard Strauss. Après Gustavo Dudamel et ses musiciens vénézuéliens à Pleyel, Semyon Bychkov dirigeait au Théâtre des Champs-Élysées l’Orchestre de Radio Cologne : deux approches antagonistes mais tout aussi passionnantes.
 

Théâtre des Champs-Élysées, Paris
Le 26/10/2009
Nicole DUAULT
 



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  • On ne pouvait rêver contraste plus saisissant. À l’enthousiasme déchaîné des Vénézuéliens qui nous ont fait prendre les cimes des Alpes pour celles des Andes succède une autre forme de démesure, le professionnalisme exacerbé des musiciens allemands. Nous revoilà dans un Strauss plus familier.

    Eine Alpensinfonie, œuvre imposante de cinquante minutes, nécessite des effectifs pléthoriques. Mais là où Gustavo Dudamel et son Orchestre des Jeunes Vénézuéliens comptent quatre harpes et quatorze contrebasses, Semyon Bychkov est plus modeste et se contente de deux harpes et huit contrebasses. Il est fidèle au nombre certes considérable de musiciens préconisé par le compositeur, mais sans y rien ajouter.

    Là où Dudamel accentue le côté panthéiste et l’exaltation emphatique de la nature, Bychkov plonge dans une puissante intensité intérieure. Il se fait presque mystique en évoquant les sommets des montagnes que Strauss a imaginés comme le parcours de la vie d’un homme. Bychkov encourage ses musiciens à ces sonorités parfois acides qui soulignent les stress de l’âme humaine.

    Ce n’est pas la première fois que les qualités straussiennes de Semyon Bychkov sont mises en lumière. On se souvient d’une Elektra magnifique que dirigea jadis celui qui fut directeur de l’Orchestre de Paris de 1989 à 1998 et qui, originaire de Russie, de nationalité américaine, vit à Paris aux côtés de sa femme Marielle Labèque.

    En début de soirée, l’Orchestre symphonique de la Radio de Cologne avait pour solistes les sœurs Labèque, Katia et Marielle. Elles jouaient le Concerto pour deux pianos de Mendelssohn, pièce écrite par un compositeur de quatorze ans à l’occasion du dix-neuvième anniversaire de sa sœur Fanny. Le charme, l’humour et la finesse en sont les caractéristiques. Ce sont également les qualités des sœurs Labèque.

    On disait de Félix Mendelssohn et de sa sœur qu’ils étaient d’excellents virtuoses du piano. Marielle l’aînée et Katia la benjamine le sont également. On aurait aimé les entendre ensemble dans une œuvre plus charnue et pas seulement charmante. Elles seront de retour au Théâtre des Champs-Élysées fin novembre : le 28 à 11 h pour un concert jeune public et le 29 à 17 h pour un récital de musique espagnole ainsi que le Boléro de Ravel dans la version originale pour deux pianos, avec des percussions basques.




    Théâtre des Champs-Élysées, Paris
    Le 26/10/2009
    Nicole DUAULT

    Concert de l’Orchestre de la Radio de Cologne sous la direction de Semyon Bychkov, avec la participation des pianistes Katia et Marielle Labèque au Théâtre des Champs-Élysées, Paris.
    Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847)
    Concerto pour deux pianos en mi majeur
    Katia et Marielle Labèque, piano

    Richard Strauss (1864-1949)
    Eine Alpensinfonie, op. 64

    WDR Sinfonieorchester Köln
    direction : Semyon Bychkov

     


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